Sunday, May 31, 2026
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Sexual abuse in Paris after-school care: 35-year-old youth worker goes on trial


Le deuxième procès dans la vaste affaire d’abus physiques et sexuels dans le secteur de la crèche parisienne débute mardi. David G., 35 ans, est jugé pour agression sexuelle sur cinq enfants âgés de trois à cinq ans, ainsi que pour harcèlement sexuel sur deux de ses camarades de classe.


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Il s’agit du premier procès public depuis les premières révélations il y a environ un an.

Le journaliste indépendant, qui travaille à l’école Alphonse-Baudin pour compléter ses revenus, fait face à une convocation directe de quatre autres familles qui l’accusent d’avoir agressé sexuellement leurs enfants. Cette procédure permet à une personne d’être convoquée devant le tribunal sans passer par le parquet.

Les faits reprochés à David G. remontent à une période comprise entre la rentrée scolaire de septembre 2024 et avril 2025. Alertée, la ville de Paris l’a immédiatement suspendu et il n’a jamais été réintégré.

Arrêté en garde à vue le 24 juin, il continue de nier les charges retenues contre lui.

“En ce qui me concerne, rien ne s’est passé”, a-t-il déclaré aux journalistes en novembre dernier. “Il n’y a eu aucun contact intime avec les enfants.” J’ai eu une relation de leader, ça y est, c’est fini.”

L’affaire a éclaté lorsque les parents de deux filles ont remarqué un changement dans leur comportement. Une enquête ultérieure a conduit plusieurs enfants à signaler que David G. avait touché leurs parties intimes ou « pipi ».

En novembre, les deux collègues qui l’accusaient de harcèlement sexuel affirmaient n’avoir rien remarqué de suspect dans son comportement envers les enfants, si ce n’est qu’il “portait trop souvent les petits” et “restait parfois trop longtemps dans la salle de bain avec eux lorsqu’ils avaient besoin de faire leurs besoins”.

De son côté, David G. a reconnu avoir enfreint certains règlements du personnel, comme ne pas placer un enfant sur ses genoux ni le porter. Il risque désormais jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Manifestation en soutien aux victimes

Le collectif Me Too Ecole a appelé à manifester mardi devant le tribunal de grande instance de Paris.

“Ne faites pas de bruit. Ne vous substituez pas aux tribunaux. Nous serons là pour vous soutenir. Pour les enfants. Pour les familles concernées. Pour ceux qui ont trouvé le courage de parler”, a écrit le groupe sur ses réseaux sociaux.

Fondé après l’affaire de la garderie Alphonse Baudin, le groupe a pour objectif de soutenir les familles qui “se retrouvent confrontées à des protocoles jugés inexistants ou inadéquats, à des responsabilités diffuses entre les institutions, les écoles et les activités périscolaires, et à un profond sentiment d’abandon”.

“Cette manifestation sera silencieuse, digne et respectueuse du temps judiciaire. Mais nous ne détournerons pas le regard. Parce qu’aucun enfant ne devrait avoir peur d’aller à l’école.”

Me Too Ecole veut aussi aller plus loin et réclame « des mesures concrètes applicables partout », comme « une formation obligatoire pour toutes les personnes en contact avec des enfants » et « l’identification d’un délégué à la protection de l’enfance dans chaque école ».

Le groupe réclame également “la création d’un observatoire indépendant des violences en milieu scolaire pour suivre les signalements, les enquêtes et leur suivi”, ainsi que la “publication annuelle de données publiques et anonymisées sur les incidents de violences en milieu scolaire dans toute la France”.

Enquêtes auprès de plus de 110 écoles.

Début mai, un autre enseignant a été poursuivi pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur mineurs. Dans ce procès qui s’est déroulé à huis clos, les procureurs ont requis 18 mois de prison. La décision finale est attendue le 16 juin.

Trois autres procès pour violences sexuelles liées aux activités extrascolaires devraient avoir lieu à Paris d’ici début septembre.

Depuis les révélations, le parquet a enquêté sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles primaires et une dizaine de crèches, comme l’a annoncé la procureure de Paris, Laure Beccuau, sur la radio RTL.

Début avril, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a déclaré que la ville avait par la suite suspendu 78 membres du personneldont 31 pour suspicion de violences sexuelles.

Grégoire, qui fut premier adjoint d’Anne Hidalgo entre 2018 et 2024 et responsable des ressources humaines pendant trois ans, a également annoncé une série de mesures, parmi lesquelles la création d’une “cellule d’écoute et de signalement des violences éducatives” et l’ouverture d’un centre pour enfants pour accueillir les victimes.

Le plan a été adopté le 14 avril et son coût est estimé à 20 millions d’euros. “Nous devons faire tout notre possible pour protéger nos enfants. La violence contre eux est inacceptable”, avait alors déclaré le maire.

Grégoire a fait de la protection de l’enfance un axe majeur de sa campagne. En janvier dernier, alors qu’il était candidat à la mairie de Paris, il avait déclaré que « la sensibilisation [should] se propager. »

Dans des déclarations à BFMTV-RMC, il a dénoncé de « graves défauts » et des « procédures mal appliquées ».

Le scandale ne se limite pas aux établissements du 11e arrondissement de Paris.

Le 20 mai, 16 personnes travaillant à l’école maternelle publique Saint-Dominique, dans le septième arrondissement de la capitale, la garde à vue a été prolongée. Les suspects, âgés de 18 à 68 ans, étaient interrogés pour des délits allant du viol à des comportements qualifiés d’excessifs ou violents.

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