Sunday, May 31, 2026
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Europe’s poverty divide: Which cities and regions are most and least at risk?


En 2025, 92,7 millions de personnes dans l’UE étaient menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cela équivaut à 20,9% de la population totale, soit près d’une personne sur cinq. Les taux de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE) varient considérablement non seulement entre les pays européens mais aussi au sein de chaque pays et entre les régions.


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Alors, quels pays et régions ont les taux de risque de pauvreté les plus élevés ? Quelle est l’ampleur de l’écart entre les capitales et leurs moyennes nationales ?

Selon Eurostat, la Bulgarie (29,0 %), la Grèce (27,5 %) et la Roumanie (27,4 %) avaient les taux AROPE les plus élevés en 2025. Les plus bas ont été enregistrés en Tchéquie (11,5 %), en Pologne (15,0 %) et en Slovénie (15,5 %).

Parmi les quatre plus grandes économies de l’UE, l’Espagne se distingue avec le taux le plus élevé, 25,7 %, ce qui signifie que plus d’une personne sur quatre est à risque. L’Allemagne (21,2 %) et l’Italie (22,6 %) se situent toutes deux au-dessus de la moyenne de l’UE de 20,9 %. La France (20,8%) se situe juste en dessous.

Risque de pauvreté dans les capitales

La situation change radicalement lorsque l’on regarde les capitales. Parmi les 24 capitales européennes pour lesquelles des données sont disponibles, les taux AROPE varient de 2,9% à Bratislava à 33,6% à Bruxelles. Ni la Slovaquie ni la Belgique ne figurent parmi les trois premiers ou les trois derniers pays du classement général, mais leurs capitales définissent le classement.

La portée et la définition de la capitale et des régions peuvent différer. Certains chiffres font référence à des régions plus larges contenant la capitale plutôt que la ville.

Vienne (29,4%) et Berlin (24,4%) suivent Bruxelles en tête. Plus d’une personne sur cinq est également à risque à Athènes (23,6%), Paris (20,9%) et Rome (20,7%).

Les capitales d’Europe de l’Est ont des taux comparativement plus bas. Outre Bratislava, Varsovie (7,1%) et Prague (9,1%) affichent des chiffres à un chiffre. Budapest, Zagreb, Ljubljana et Bucarest restent en dessous de 15 %.

Dans la plupart des pays, la région de la capitale a un taux AROPE inférieur à la moyenne nationale. Mais il existe des exceptions importantes.

Le plus marquant est celui de Bruxelles versus Belgique : 33,6% contre 16,5%, soit une différence de 17,1 points de pourcentage. Vienne vient ensuite, avec un écart de 10,6 points au-dessus de la moyenne nationale. Berlin est en hausse de 3,2 points. À Amsterdam, Copenhague et Paris, la différence est marginale.

Dans l’autre sens, la moyenne nationale de la Slovaquie est de 13,8 points de pourcentage supérieure à celle de Bratislava. La Roumanie présente le même écart, Bucarest étant bien en dessous du chiffre du pays.

Parmi les quatre plus grandes économies de l’UE, la moyenne nationale de l’Espagne (25,7 %) est nettement supérieure à celle de Madrid (19,4 %), soit une différence de 6,3 points. En Italie, la différence est plus faible, seulement 1,9 points, mais la moyenne nationale reste supérieure à celle de Rome.

Lorsque toutes les régions sont incluses, les écarts internes s’accentuent. L’Italie enregistre la division la plus large avec 39,7 points de pourcentage. L’AROPE représente 45,3% en Calabre, tandis que dans la Vallée d’Aoste elle n’est que de 5,6%. En Espagne, la différence entre la Ville de Melilla et le Pays Basque est de 29 points.

La Finlande présente l’écart le plus faible, de seulement 3 points, entre Helsinki-Uusimaa (15,5%) et Länsi-Suomi (18,5%). Le Portugal, la Slovénie et le Danemark présentent également certaines des plus petites différences internes.

Outre les conditions économiques et sociales, la taille du pays et le nombre de régions incluses dans l’ensemble de données peuvent également être importants.

Quatre régions d’Italie et trois d’Espagne figurent parmi les 15 régions les plus élevées d’Europe. La Calabre arrive en tête de liste avec 45,3 %, suivie de deux autres régions italiennes et de la ville de Melilla en Espagne avec 43,7 %.

L’Europe centrale et orientale domine les 15 derniers pays. La région de Bratislavský en Slovaquie n’enregistre que 2,9 %, le plus bas d’Europe, tandis que cinq régions du nord de l’Italie sont également parmi les moins exposées.

En 2025, il y avait 20 régions où au moins 33 % de la population était menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale. Ces régions étaient concentrées en Italie, en Espagne et en Bulgarie avec quatre chacune, et en Grèce avec trois.

Ce groupe comprenait également deux régions majoritairement urbaines d’Europe occidentale : la Région de Bruxelles-Capitale en Belgique (33,6%) et Brême en Allemagne (35,4%), ainsi que le Tessin en Suisse (33,1%).

Qu’est-ce qu’un « risque de pauvreté ou d’exclusion sociale » ?

Selon Eurostat, AROPE mesure la proportion de personnes exposées au risque de pauvreté, gravement défavorisées matériellement et socialement (SMSD) ou vivant dans un ménage à très faible intensité de travail. Le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu disponible moyen national après transferts sociaux. SMSD fait référence à un manque forcé d’articles de base et souhaitables nécessaires à une vie adéquate.

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