Publié le •Mis à jour
Avez-vous déjà remarqué qu’il fait beaucoup plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cela est dû à l’effet « îlot de chaleur » urbain.
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
Cela se produit lorsque la chaleur est emprisonnée entre les immeubles de grande hauteur et absorbée par les grandes quantités d’asphalte et de béton trouvées dans les villes. Il est ensuite relâché dans l’air.
Environ les trois quarts des Européens vivent dans des zones urbaines et ce chiffre devrait augmenter dans les années à venir.
Les grandes villes ont tendance à souffrir d’un stress thermique plus important, selon le service Copernicus sur le changement climatique (C3S) de l’UE. Le centre de Londres et Paris, par exemple, enregistrent régulièrement des températures nocturnes environ 4°C supérieures à celles de leurs environs ruraux.
Les îlots de chaleur ne rendent pas seulement la vie inconfortable, ils peuvent aussi être dangereux. Les températures élevées peuvent causer des problèmes de santé comme des coups de chaleur et des problèmes respiratoires, en plus de contribuer aux changements climatiques.
Une étude de l’UE a révélé que des températures plus élevées dans les villes dues à l’effet d’îlot de chaleur urbain étaient associées à 6 700 décès prématurés à l’été 2015, et depuis lors, le nombre de décès liés à la chaleur a augmenté.
Alors qu’une grande partie de l’Europe se trouve actuellement dans une situation Canicule inhabituellement précoceVoici ce qui se cache derrière la chaleur urbaine mortelle et ce que nous pouvons faire pour y remédier.
Quelles sont les causes des îlots de chaleur urbains ?
Des paysages naturels pleins de forêtsLes prairies et les rivières n’absorbent et ne retiennent pas la chaleur du soleil de la même manière que les environnements urbains.
Les villes sont souvent faites d’asphalte, d’acier et de brique : sombre matériels Ils absorbent facilement la lumière et la transforment en chaleur. Ils ne laissent pas non plus l’eau couler à travers eux, les laissant sans rien pour les refroidir.
La chaleur absorbée par les bâtiments est rayonnée dans l’air la nuit, créant ainsi un effet de réchauffement.
Les villes ont également tendance à être construites avec des immeubles de grande hauteur rapprochés, ce qui gêne la circulation de l’air et réduit encore davantage la capacité des bâtiments à rester frais.
La pollution provenant des activités humaines telles que la conduite automobile et l’industrie ajoute à l’effet en piégeant rayonnement solaire.
Comment surmonter l’effet d’îlot de chaleur urbain ?
Même s’il est tentant d’augmenter le volume climatisation Dans la chaleur torride de la ville, ce n’est pas la solution. Avec les ventilateurs électriques, les unités de climatisation consomment 10 % de l’électricité mondiale, contribuant ainsi grandement aux émissions de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique.
Heureusement, il existe d’autres moyens de lutter contre l’effet d’îlot de chaleur.
Les matériaux plus légers réfléchissent la lumière du soleil, leur utilisation dans les villes pourrait donc contribuer à réduire les températures.
Peignez les toits en blanc.il peut notamment contribuer à maintenir la fraîcheur des bâtiments. Les routes, les trottoirs et les parkings peuvent également être peints avec un revêtement gris réfléchissant pour réduire la température globale d’une ville ou d’un village. L’utilisation de matériaux perméables pourrait également aider.
Les arbres, quant à eux, agissent comme des climatiseurs naturels en libérant de la vapeur d’eau dans l’air. Ils fournissent également de l’ombre aux personnes et au sol. La recherche montre que ajouter des arbres vers les villes peuvent faire baisser les températures entre 2°C et 10°C selon les conditions locales.
Planter des jardins sur les toits ou ajouter des jardins verticaux aux bâtiments peut contribuer à accroître la verdure là où l’espace est limité. Ajouter plus eau La surface des villes peut également contribuer à leur refroidissement.
D’autres facteurs de conception, tels que l’ajout de panneaux solaires et stores mobiles qui s’ajustent au mouvement du soleil, peuvent contribuer davantage à protéger les bâtiments de la chaleur.
Réduire le trafic routier dans les villes, par exemple en introduisant des zones à faibles émissions et en encourageant l’utilisation des transports publics, peut réduire la pollution qui emprisonne la chaleur.
