Monday, June 22, 2026
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EU’s phase-out of China-made inverters gets a reality check


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La Commission européenne fait pression pour interdire les onduleurs fabriqués en Chine dans tous les projets financés par l’UE, mais une élimination complète dans un avenir proche semble irréaliste.


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La Commission a récemment annoncé son intention d’éliminer progressivement l’utilisation de Onduleurs de fabrication chinoise dans des projets énergétiques financés par l’UE, dans le cadre d’une étape importante visant à protéger les infrastructures énergétiques critiques contre les cybermenaces potentielles qui pourraient entraîner des pannes de courant.

La raison : les onduleurs fabriqués en Chine sont considérés comme un risque pour la cybersécurité, car les fabricants pourraient les manipuler à distance, voire les arrêter, déstabilisant les réseaux électriques et potentiellement provoquant des pannes d’électricité.

Mais la pression exercée par la Commission pour éliminer progressivement les investisseurs dits à haut risque a alarmé les responsables européens impliqués dans les projets de développement, car il reste incertain si les producteurs européens seront en mesure de répondre à la demande.

Cette question était au centre d’une réunion à huis clos organisée par la Commission vendredi dernier, réunissant des institutions financières, le secteur des énergies renouvelables et des fabricants d’onduleurs alternatifs pour discuter de la manière de gérer l’élimination progressive.

“Bien que les informations de l’industrie européenne aient confirmé qu’il existe en principe une capacité adéquate pour répondre à l’augmentation de la demande, il existe un risque d’impacts à court terme, notamment la disponibilité des modèles, une augmentation des coûts et des retards dans les projets”, peut-on lire dans l’invitation à la table ronde, vue par Euronews.

La réunion visait à évaluer l’approvisionnement en onduleurs provenant de sources autres que les fournisseurs à haut risque, à identifier les écarts entre les attentes des clients et ce que l’industrie peut fournir, et à explorer la manière d’élargir la base manufacturière de l’UE et ses implications financières.

Les institutions d’investissement européennes, telles que la Banque européenne d’investissement, se sont opposées à cette décision, soulignant qu’il existe actuellement des alternatives limitées aux fournisseurs chinois et qu’une élimination progressive strictement appliquée les obligerait à abandonner de nombreux projets.

“Pendant des années, la Commission a fait pression pour un financement massif de projets renouvelables”, a déclaré à Euronews un responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ajoutant que la question avait été rendue plus urgente par la crise énergétique provoquée par la guerre en Iran.

“Maintenant que les banques d’investissement ont converti leurs bilans en faveur des énergies renouvelables, elles sont blâmées car on leur dit que les projets avec une participation chinoise ne sont plus bancables”, a déclaré le responsable.

La réunion a confirmé que l’élimination progressive se heurterait à des obstacles techniques et financiers, tandis que les fabricants européens, les mieux placés pour bénéficier d’une interdiction imposée aux fournisseurs chinois, cherchaient à assurer aux participants que leur production pourrait répondre à la demande.

Néanmoins, différents participants à la réunion ont souligné les limites importantes à l’achèvement d’une élimination progressive à court et moyen terme, à commencer par le fait que les onduleurs fabriqués en Chine s’intègrent généralement mieux aux panneaux solaires chinois.

La nécessité d’une plus grande clarté juridique sur la manière dont les orientations de la Commission doivent être appliquées reste une autre question clé, dont l’absence rendra difficile pour l’industrie européenne de soutenir les objectifs de la Commission.

Au final, les fabricants chinois d’onduleurs comme Huawei sont non seulement moins chers que leurs concurrents européens, américains ou sud-coréens, mais ils proposent également des services et des garanties qui devraient être remplacés.

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