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Les deepfakes sont des contenus visuels très réalistes et manipulés numériquement. Les vidéos, les images et le son sont créés à l’aide d’outils sophistiqués d’intelligence artificielle, ce qui les rend impossibles à distinguer de la réalité.
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Les outils d’intelligence artificielle de nouvelle génération ont facilité la création de contenus sexuels illégaux via des applications connues sous le nom d’« applications de nudification ». Ils utilisent l’IA générative pour créer de fausses images nues de vraies personnes sans leur consentement, en exploitant une base de données d’images en ligne pour produire un contenu réaliste mais non autorisé.
Un outil deepfake sur trois peut créer du matériel pornographique gratuit et non consensuel en moins de 25 minutes. Le porno deepfake représente 98 % de toutes les vidéos deepfake en ligne, et 94 % des cibles sont des femmes, révèle une étude Security Hero.
Le 7 mai, le Parlement européen et la Commission ont convenu d’interdire les « applications nudifiantes » dans le cadre du Digital Omnibus on AI. L’interdiction s’applique à tous les utilisateurs de systèmes d’intelligence artificielle, aux organisations ou aux individus qui ont l’intention de créer des vidéos, des images ou des fichiers audio à des fins sexuellement abusives. Les entreprises ont jusqu’au 2 décembre 2026 pour s’y conformer.
Avant l’interdiction, les deepfakes et le matériel sexuel en ligne assisté par l’IA étaient soumis à un ensemble de règles plus large, notamment la loi sur l’IA, le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi sur les services numériques (DSA), sans dispositions spécifiques.
Cette fois, l’Europe donne un signal clair : les « applications de nudification » constituent une forme grave d’abus sexuel numérique qui doit être combattue par des dispositions spécifiques avant d’être mises sur le marché.
Voulez-vous savoir comment l’UE protège les citoyens contre les deepfakes en ligne ? Demandez au chatbot IA d’Euronews !
