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Vendredi dernier, l’un des leaders de la course à l’IA, Anthropic, a appuyé sur l’interrupteur “off” sur ses modèles les plus avancés, Fable 5 et Mythos 5. Suite à une directive surprise de l’administration Trump citant la sécurité nationale, l’entreprise a été contrainte d’interdire à tous les citoyens non américains d’accéder à sa technologie de pointe.
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Partout sur le continent, des laboratoires de recherche, des entreprises technologiques et même certains hôpitaux ont passé l’année dernière à tester ces systèmes fabriqués aux États-Unis pour leurs opérations principales. Ils ont désormais compris que leur infrastructure numérique peut se déconnecter du jour au lendemain.
Les dirigeants européens de tous bords – du candidat d’extrême droite à la présidence française, Jordan Bardella, au porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier – sont rarement d’accord, affirmant que les pays qui ne développent pas et ne contrôlent pas leurs propres modèles d’IA resteront entièrement dépendants des décisions des puissances étrangères.
Ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’au début du mois, la Commission européenne a annoncé son plan ambitieux pour l’autonomie stratégique européenne en matière de technologie.
Ancré dans la nouvelle loi sur le développement du cloud et de l’IA, le plan vise à tripler la capacité des centres de données européens, à construire des « gigafactories IA » massives et à promouvoir des alternatives open source sécurisées.
Cependant, l’Europe est actuellement prise dans un énorme « déficit d’information ». Alors que l’UE peine à construire ses infrastructures, l’ampleur des investissements des géants américains éclipse les efforts européens. S’appuyer uniquement sur des projets « progressistes » pourrait tout simplement être trop lent.
Une autre option pourrait être la coalition des « puissances moyennes » : en s’associant avec des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, l’Europe pourrait mettre en commun sa puissance de calcul fragmentée, créant ainsi une sorte de police d’assurance en matière d’IA.
Quoi qu’il en soit, l’UE a intérêt à le faire rapidement. Dans le cas contraire, ces changements soudains deviendront une caractéristique habituelle de l’avenir numérique du continent.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
