Les chiffres définitifs d’Eurostat, publiés vendredi, ont montré que l’inflation annuelle est passée de 3,2% en mai à 2,8% en juin, la première baisse depuis que les prix ont commencé à s’accélérer en janvier, moins d’une semaine avant que le Conseil des gouverneurs de la BCE n’annonce jeudi sa décision politique et décide si la première hausse des taux d’intérêt de juin en près de trois ans doit être suivie d’une autre augmentation.
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Les détails de la déclaration ont tendance à faire une pause.
L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac, a ralenti de 2,6 % à 2,4 %, l’inflation énergétique s’est ralentie de 10,8 % à 8,5 % et celle des services a chuté de 3,5 % à 3,2 %, le taux global étant en baisse dans 22 des 27 États membres de l’UE.
Parmi les quatre grandes économies de la zone euro, l’Allemagne s’établit à 2,4 %, la France à 2 %, l’Italie à 3 % et l’Espagne à 3,6 %.
Les chiffres comptent en raison de ce qui a précédé.
En juin, la BCE a relevé son taux de facilité de dépôt de 2 % à 2,25 %, sa première augmentation en près de trois ans, après que la guerre en Iran ait poussé l’inflation de la zone euro à 3,2 % en mai, le chiffre le plus élevé depuis septembre 2023.
Une guerre contre l’Iran relancée
La complication est que le choc à l’origine de cette poussée est revenu.
Le pétrole a approché les 120 dollars le baril en mars avant de tomber à environ 72 dollars suite à un accord de paix intérimaire conclu fin juin, mais la trêve s’est sérieusement effilochée ce mois-ci.
Les États-Unis et l’Iran ont échangé de nouvelles attaques, Téhéran a attaqué des navires et menacé les exportations énergétiques de la région, et Washington a réimposé ses sanctions et intensifié son blocus naval, renvoyant le brut Brent à 87 dollars le baril vendredi.
Cette résurgence a ravivé la possibilité d’une hausse surprise jeudi, selon ING, même si la banque s’attend toujours à ce qu’elle se maintienne, avec une deuxième hausse plus réaliste en septembre.
Reprise du conflit impliquant l’Iran
La complication est que le choc à l’origine de la hausse des taux en juin est revenu.
Les prix du pétrole ont approché les 120 dollars le baril en mars avant de chuter à environ 72 dollars suite à la conclusion d’un accord de paix intérimaire fin juin. Cependant, la trêve s’est sérieusement détériorée ce mois-ci.
Les États-Unis et l’Iran ont échangé de nouvelles attaques, Téhéran s’en prenant aux navires commerciaux et menaçant les exportations énergétiques de la région, tandis que Washington a réimposé ses sanctions et renforcé son blocus naval, renvoyant le brut Brent à 87 dollars le baril vendredi.
Cette nouvelle escalade a ravivé la possibilité d’une hausse surprise des taux jeudi, selon ING, même si la banque s’attend toujours à ce que la BCE maintienne ses taux stables, considérant comme plus probable une deuxième hausse en septembre.
Juillet n’est pas non plus une réunion de prévision, ce qui laisse aux décideurs politiques la possibilité d’attendre des projections économiques actualisées avant de prendre de nouvelles mesures.
Ce que Lagarde a souligné
S’exprimant lors du forum de la BCE à Sintra il y a quelques semaines, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a insisté sur le fait que la hausse des taux de juin n’était pas une « hausse d’assurance » mais une réponse à un véritable problème d’inflation. Il a noté que les projections de la BCE montraient que l’inflation ne reviendrait à son objectif de 2 % que d’ici la fin de 2027, et seulement si la politique monétaire était encore resserrée.
Lagarde a également refusé de s’engager à l’avance sur une voie politique, affirmant que “les orientations futures ne sont pas dans les cartes” et que les décisions continueraient d’être prises réunion par réunion, guidées par les données économiques entrantes.
La BCE reste la seule grande banque centrale occidentale à avoir réellement appuyé sur la gâchette.
La Réserve fédérale américaine a laissé son taux d’intérêt de référence inchangé entre 3,50 % et 3,75 % en juin lors de la première réunion de Kevin Warsh en tant que président, bien que son ton belliciste ait secoué les marchés.
La Banque d’Angleterre a également laissé son taux directeur inchangé à 3,75 % lors d’un vote par 7 contre 2, deux décideurs préférant une augmentation à 4,0 %, tandis que la Banque du Japon a relevé son taux directeur à 1,0 %, son plus haut niveau depuis 31 ans.
