Thursday, July 16, 2026
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Eleven killed in France as parachute training aircraft crashes near Nancy


Publié le

Un petit avion s’est écrasé sur la commune de Tomblaine, près de Nancy, le dimanche 28 juin 2026. Quelques minutes après le décollage, vers 11 heures, un Pilatus PC-6 est tombé presque à la verticale avant d’atterrir à proximité d’une piste cyclable dans un quartier résidentiel proche de l’aéroport.


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11 morts

Les onze personnes à bord sont mortes. Selon le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, l’avion “effectuait des exercices de saut en parachute lorsqu’il a subi une panne qui a manifestement provoqué l’accident”. Puis “il est tombé presque à la verticale, tout en bordure d’un lotissement, juste à côté de l’aérodrome”. A bord se trouvaient cinq instructeurs, cinq élèves parachutistes et le pilote. Une source proche de l’enquête a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait d’étudiants, un groupe d’infirmières indépendantes participant à leur premier saut en parachute.

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que certaines des familles des victimes se trouvaient à l’aéroport à ce moment-là. “Certains d’entre eux ont vu l’avion s’écraser, ce qui ajoute au choc”, a-t-il ajouté.

Malgré l’accident survenu dans un quartier résidentiel à proximité d’un grand supermarché, il n’y a pas eu de victimes au sol. Un soutien psychologique a été mis à la disposition des témoins et les associations d’aide aux victimes Paris Aide aux Victimes et France Victimes 54 ont été mobilisées pour venir en aide aux familles.

Pas de boîtes noires

La cellule accidents collectifs du parquet de Paris s’est saisie du dossier et a confié l’enquête à la gendarmerie du transport aérien. Quinze agents spécialisés sont actuellement déployés, dont des techniciens en identification médico-légale et des enquêteurs sur les accidents aériens.

Les enquêteurs doivent rétablir les communications avec la tour de contrôle, analyser les données radar, recueillir les déclarations des témoins et examiner l’état technique et l’historique de maintenance de l’avion. Mais l’enquête s’annonce compliquée : le consultant aéronautique et président d’Aviation Sans Frontières, Gérard Feldzer, a déclaré à France Info que l’avion n’était pas équipé de boîtes noires. Selon les informations obtenues, il n’y a également eu aucun échange entre le pilote et la tour de contrôle avant l’accident.

L’avion est tombé à seulement 300 mètres de la piste. Des témoins sur place ont rapporté que le moteur s’est arrêté peu après le décollage, à une altitude trop basse pour que le pilote ait eu le temps de réagir. Les enquêteurs s’appuient donc sur du matériel photographique et vidéo, notamment des images capturées par des passagers ou des passants au sol, pour aider à reconstituer les derniers instants du vol.

L’Office d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) l’a qualifié de “l’accident de l’aviation générale le plus grave en termes de pertes humaines” dans le pays, une catégorie qui englobe toutes les activités de l’aviation civile en dehors du transport commercial.

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