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C’était une décision audacieuse de la part de Giorgia Meloni. Cette semaine, la Première ministre italienne a publié une image générée par l’IA d’elle-même en sous-vêtements, une image qui circulait déjà sur les réseaux sociaux. Il s’agissait d’un avertissement : si cela peut arriver à un chef de gouvernement, cela peut arriver à n’importe qui.
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Cependant, l’Union européenne s’est déjà efforcée de lutter contre les deepfakes.
Alors qu’est-ce qui change exactement ?
Jeudi, l’UE a conclu un accord interdisant les applications dites de « nudification », des outils utilisés pour créer des images et des vidéos non consensuelles et sexuellement explicites grâce à l’intelligence artificielle. Cette décision est importante car, même si les personnalités publiques disposent d’avocats et de plateformes, la plupart des victimes ne disposent pas de ces ressources.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une révision plus large de la loi sur l’IA, la législation phare de l’UE en matière d’intelligence artificielle. La révision plus large vise à simplifier les règles originales et à les rendre moins lourdes pour les entreprises développant des technologies d’intelligence artificielle.
La législation européenne évolue souvent à un rythme glacial. Mais sur ce dossier, Bruxelles a accéléré le processus. L’interdiction des applications de nudification devrait être pleinement applicable dans tout le bloc en décembre.
Que se passe-t-il si vous devenez victime avant cette date ?
Pour l’instant, les lois existantes sur la protection de la vie privée offrent encore une certaine protection, en particulier le cadre RGPD de l’UE. Parce que votre image est considérée comme une information personnelle, les gens peuvent invoquer le « droit de retrait », un mécanisme juridique pour forcer les plateformes à supprimer les faux contenus.
Chez Euronews, nous le savons très bien. Nos journalistes et reporters ont été ciblés à plusieurs reprises par des deepfakes générés par l’intelligence artificielle, avec des voix manipulées et des images volées par des campagnes de désinformation coordonnées ou même par des médias comme Russia Today.
Nous signalons ces incidents chaque fois qu’ils se produisent. Et si vous découvrez un deepfake de votre part, le conseil est simple : n’attendez pas pour agir, vous devez également le signaler.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
