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Jeudi dernier, Donald Trump a de nouveau critiqué ses alliés sur Truth Social, affirmant que l’Europe avait abandonné les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran et qu’il était « ridicule » que Washington maintienne sa relation unilatérale avec l’OTAN.
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C’est une déclaration audacieuse, alors regardons les chiffres bruts pour voir si son membre le plus puissant a raison sur ce point.
Les rapports montrent une augmentation massive de 20 pour cent d’une année sur l’autre des dépenses de défense de base en Europe et au Canada. En termes simples, les alliés ont injecté 258 milliards de dollars supplémentaires dans le fonds au cours des deux dernières années.
Le secrétaire général de l’OTAN note que les alliés ont dépensé 1 000 milliards de dollars pour la défense depuis la première administration Trump. Il l’appelle même « le billion de Trump » pour flatter la Maison Blanche tout en exigeant qu’il soit converti en capacités prêtes au combat.
Enfin, les membres de l’OTAN se sont même engagés à atteindre un énorme objectif de défense de 5 % du PIB d’ici 2035 pour construire une OTAN 3.0 renouvelée.
Il y a cependant un problème ici : ce calcul ne change rien à la froide réalité sur le terrain, même si une grande partie de cet argent revient directement aux entreprises de défense américaines.
Washington réduit ses stocks de ressources de guerre et soustrait les bombardiers à longue portée, les avions de combat, les sous-marins et les navires de guerre au commandement européen. Et Mathew Whittaker, alors ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, prévient que les Européens ne peuvent pas profiter des contribuables américains.
De plus, l’influence absolue de Trump se résume à l’intelligence artificielle. Les États-Unis contrôlent un monopole sur les modèles d’IA militaire de nouvelle génération comme Claude Mythos. Washington traite ce logiciel comme une arme tactique, imposant des interdictions strictes d’exportation afin que Trump décide quel allié bénéficiera d’une protection numérique et quel pays sera laissé pour compte.
Il semble donc qu’acheter un billet d’un billion de dollars n’achète pas une protection américaine permanente. L’Europe paie la facture de cette alliance, mais Washington en détient toujours les clés.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
