Thursday, July 16, 2026
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Watch: Why Serbia’s most powerful politician just quit the presidency


Publié le Mis à jour

La Serbie subit un bouleversement politique monumental, mais cela ressemble davantage à une stratégie calculée de la part d’un homme politique qui domine la politique serbe depuis 2012.


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Depuis plus de dix-huit mois, des manifestations étudiantes secouent Belgrade. Ce puissant mouvement de protestation a éclaté après l’effondrement tragique de la verrière d’une gare de Novi Sad qui a tué seize personnes, révélant, selon les étudiants et les partis d’opposition, la corruption systémique de l’État.

Et Vučić lance un pivot tactique. La Constitution lui interdit de briguer un autre mandat présidentiel en 2027, mais les experts s’attendent à ce qu’il revienne au pouvoir en se présentant comme Premier ministre.

Il parie que des élections anticipées consolideront son gouvernement et il dispose de solides atouts. Selon l’agence Faktor Plus, les sondages locaux placent son parti avec 47% de soutien électoral et le mouvement étudiant avec un peu moins de 31%.

Il qualifie régulièrement les militants étudiants d’agents étrangers manipulés cherchant à déstabiliser le pays. Dans le même temps, il promet d’accélérer les objectifs d’adhésion à l’Union européenne tout en protégeant farouchement les alliances traditionnelles avec Moscou et Pékin.

Cependant, cette corde raide géopolitique devient incroyablement coûteuse.

L’UE réfléchit actuellement à la décision cruciale de réduire jusqu’à 1,5 milliard d’euros les fonds de développement. Bruxelles est très alarmée par les lois qui privent les juges de leur indépendance, par la violente répression policière des manifestations étudiantes et par l’ingérence constante de l’État dans les rédactions indépendantes.

En tant que principal bailleur de fonds du pays, l’UE a fourni plus de 500 millions d’euros de subventions non remboursables entre 2021 et 2024. En fait, les chiffres officiels de Belgrade révèlent que le financement et les investissements totaux de l’UE ont dépassé les 7 milliards d’euros depuis 2000.

Vučić tente depuis longtemps d’apaiser suffisamment Bruxelles pour préserver cet argent sans sacrifier ses alliés de l’Est. Il semble désormais que la présidence va changer de mains, mais la principale force politique serbe n’a pas l’intention de se retirer de la scène politique.

Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.

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