Saturday, May 30, 2026
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Workers’ health isn’t the only thing at risk of job strain — the economy is too, study finds


Selon une nouvelle étude de l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 840 000 personnes meurent chaque année de problèmes de santé liés au stress au travail, tels que les longues heures de travail, la précarité de l’emploi et le harcèlement au travail.


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Ces risques psychosociaux peuvent conduire à la dépression, à l’épuisement professionnel et au cancer chez les travailleurs, tandis que les entreprises, à leur tour, sont affectées par une moindre rétention du personnel, une moindre performance au travail et un absentéisme.

Alors que les maladies cardiovasculaires sont à l’origine de la majorité des décès imputables, les troubles mentaux sont plus susceptibles de faire perdre aux travailleurs des années de vie en bonne santé, ce qui reflète leur nature chronique et invalidante.

Cela se traduit par une perte estimée à 1,37 % du PIB mondial et à 1,43 % en Europe et en Asie centrale, la deuxième région la plus élevée du monde.

En Europe, près d’un travailleur sur trois souffre de stress, de dépression ou d’anxiété liés au travail, et les femmes signalent ces problèmes plus fréquemment que les hommes.

Selon le rapport de l’OIT, la stigmatisation liée à la santé mentale reste un obstacle mondial majeur à la prévention et au soutien au travail.

Dans l’UE, les coûts annuels de la dépression liée au travail sont estimés à plus de 100 milliards d’euros, les employeurs supportant plus de 80 % du fardeau.

Plus de six travailleurs sur dix en Grèce, à Chypre, en France et en Italie craignent des conséquences négatives s’ils discutent de santé mentale avec leur patron, selon une enquête réalisée en 2025 par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

En revanche, dans les pays nordiques, environ huit travailleurs sur dix se sentent à l’aise de le faire.

Autonomie au travail

D’autres recherches mettent en lumière le contrôle qu’éprouvent les Européens sur leur vie professionnelle.

En Europe, la moitié des hommes déclarent avoir un certain contrôle sur leurs horaires de travail, contre 43 % des femmes, selon une étude Eurofound de 2025.

Parallèlement, 17 % des travailleurs de l’UE signalent un manque d’autonomie ou d’influence sur le rythme et les processus de travail.

Les Européens sont également divisés sur la question de savoir si la technologie constitue selon eux une aide ou un obstacle sur le lieu de travail.

Selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, environ 48 % déclarent que cela détermine le rythme de travail, tandis que 19 % déclarent que cela réduit les possibilités d’utiliser leurs connaissances et compétences, et 16 % disent que cela limite la prise de décision.

Dans toute l’Europe, la proportion de travailleurs déclarant des tâches de travail monotones est passée de 39 % en 1995 à 48 % en 2024.

Les résultats sectoriels au niveau de l’UE indiquent une exposition particulièrement élevée dans l’agriculture (60 %), les transports (56 %) ainsi que la vente au détail et l’hôtellerie (53 %).

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