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Sur le papier, la Bulgarie est une réussite européenne récente, ayant finalement adopté l’euro le 1er janvier et rejoint Schengen. Mais il y a une grosse gueule de bois pour l’euro. Sur le terrain, les citoyens se sentent appauvris et ignorés par la classe politique.
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Cette profonde frustration a ouvert la voie à une confrontation amère entre deux personnalités importantes.
D’un côté se trouve Boyko Borissov. Il est le leader vétéran de centre-droit du parti GERB. Bien que résolument pro-européen, il a été en proie à des scandales au cours de sa décennie au pouvoir, faisant de lui le symbole de l’establishment bien établi.
En face de lui se trouve Rumen Radev, l’ancien président de gauche qui a démissionné de manière sensationnelle en janvier pour se présenter au poste de Premier ministre. Radev surfe sur une vague de colère populaire et fait campagne pour démanteler l’oligarchie. Mais son opposition virulente à l’aide militaire à l’Ukraine et sa position plus douce à l’égard de Moscou ont alarmé les alliés occidentaux.
Et même si les sondages montrent que Radev mène Borissov avec 31 % contre 21 %, aucun des deux n’est proche de la majorité, laissant le vainqueur inévitablement bricoler une coalition compliquée.
La bataille pour le contrôle est féroce. Quelques semaines seulement avant le vote, les autorités ont arrêté plus de 200 personnes pour contrainte électorale.
Les tactiques sont choquantes. Certains responsables locaux ont fait croire à la population que le chauffage hivernal et les déjeuners chauds financés par l’État étaient des cadeaux personnels de politiciens.
Dimanche, il s’agit bien plus que de l’élection d’un gouvernement. Il déterminera si le pays peut enfin résoudre ces profonds problèmes structurels et restaurer la confiance du public dans le système politique.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
