Publié le
Le gouvernement allemand se préparerait à faire participer ses forces armées à une mission visant à protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz.
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
Selon les informations obtenues par Der Spiegel, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Défense ont déjà élaboré un projet de mandat pour le Bundestag, qui pourrait être approuvé prochainement par le Conseil des ministres.
Le chancelier Friedrich Merz (CDU) affirme toutefois qu’aucune décision définitive n’a encore été prise. En outre, la base juridique de toute participation reste à clarifier, a déclaré Merz après la Sommet du G7 à Évian en France.
Il Détroit d’Ormuz Il s’agit d’un point de transit stratégique pour l’industrie énergétique mondiale qui a fait la une des journaux ces derniers mois dans le contexte de la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
La France et le Royaume-Uni travaillent sur une mission visant à sauvegarder la liberté de navigation dans le détroit et à soutenir d’éventuelles opérations de déminage dans la région. Avec Paris et Londres, Berlin avait exprimé sa volonté générale de participer à une telle opération, dans le cadre des dispositions légales nationales respectives.
Le ministère allemand de la Défense a déclaré que les unités navales étaient désormais prêtes à un éventuel déploiement. Le dragueur de mines “Fulda” et le navire ravitailleur “Mosel” se trouvent actuellement en Méditerranée orientale et pourraient être déplacés vers l’éventuelle zone d’opérations d’ici quelques jours.
Ce qui reste cependant flou, c’est la question d’un mandat en vertu du droit international. Alors que le chancelier Merz visait jusqu’à présent un mandat international, de préférence du Conseil de sécurité des Nations Unies, un accord rapide au Conseil de sécurité semble actuellement peu probable.
La création d’un nouveau mandat européen prendrait également probablement plus de temps. Der Spiegel a rapporté que les ministères compétents examinaient si une résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en mars pourrait servir de base juridique. La résolution, présentée par Bahreïn, réaffirme le droit des États à protéger leurs navires contre les attaques et à défendre la liberté de navigation sur les voies navigables internationales. Les obstacles au libre passage sont décrits comme une menace à la paix et à la sécurité internationales.
La Bundeswehr est actuellement active dans plusieurs zones d’opérations maritimes, notamment dans le cadre de la mission EUNAVFOR Aspides visant à protéger les transports maritimes internationaux contre les attaques des milices houthies.
En Méditerranée, elle soutient également la surveillance des côtes libanaises dans le cadre de la FINUL, tandis que la frégate « Sachsen » participe aux opérations de l’OTAN, contribuant à sécuriser l’Atlantique Nord et la mer Baltique, en protégeant les infrastructures critiques telles que les câbles sous-marins et les parcs éoliens.
En outre, la marine allemande maintient également une présence continue en mer Baltique, où des unités allemandes opèrent régulièrement.
