Thursday, July 16, 2026
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Exclusive: Brussels puts trade ban with Israeli settlements on the table


Bruxelles a proposé une interdiction totale ou partielle des importations de biens produits dans les colonies israéliennes illégales, ainsi que des options supplémentaires pour restreindre davantage le commerce de l’UE avec les colonies des territoires palestiniens occupés, selon des sources diplomatiques.


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Les propositions arrivent après qu’une majorité des États membres exhorté L’exécutif européen a proposé des restrictions commerciales plus strictes en réponse à l’expansion continue des colonies en Cisjordanie occupée.

Un « document d’options » distribué mercredi par la Commission européenne aux États membres de l’UE présente trois mesures visant à renforcer davantage les restrictions sur les importations de biens produits dans les colonies israéliennes, qui sont déjà exclues du traitement tarifaire préférentiel de l’UE.

Elles comprennent une interdiction totale ou partielle de l’importation de produits fabriqués dans les colonies, mais également des licences d’exportation plus strictes ainsi que des tarifs douaniers prohibitifs. Les ambassadeurs de l’UE devraient prononcer leur discours d’ouverture lors d’une réunion à huis clos à Bruxelles vendredi avant que les ministres des Affaires étrangères de l’UE ne se réunissent pour poursuivre les discussions lundi.

Cependant, le document ne présente que des options, pas de véritables propositions, et aucune décision formelle sur cette question n’est attendue la semaine prochaine. La prochaine réunion formelle du Conseil des affaires étrangères n’aura lieu qu’en octobre, ce qui, pour certains États membres, retardera encore davantage les mesures.

“Il est clair que la Commission gagne du temps, mais il n’y a pas non plus de consensus au Conseil”, a déclaré à Euronews un diplomate européen sous couvert d’anonymat, ajoutant que même s’ils ne considéraient pas l’initiative comme idéale, elle avait peut-être ouvert le bal.

Les colonies israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le plateau du Golan sont considérées comme illégales au regard du droit international.

La première option obligerait les entreprises important des marchandises en provenance des colonies israéliennes à demander une licence d’exportation, ce qui était l’une des solutions proposées par les gouvernements français et suédois dans le cadre d’un accord. lettre commune à la Commission européenne en avril.

Toutefois, le document d’options de la Commission prévient qu’un tel système reste vulnérable au contournement.

Des enquêtes récentes ont révélé que les exportateurs des colonies israéliennes continuent de vendre leurs produits sur les marchés européens sans droits de douane malgré les restrictions existantes, en utilisant des méthodes telles que le mauvais étiquetage et le mélange des produits des colonies avec des produits fabriqués en Israël.

Deuxièmement, la Commission a proposé d’introduire des droits de douane plus élevés pour rendre l’importation de produits issus des colonies d’un coût prohibitif, mais elle reconnaît que cette option est également vulnérable aux méthodes de contournement.

La troisième option est une interdiction totale ou partielle des importations en provenance des colonies illégales, ce qui obligerait les douaniers des autorités nationales à identifier les marchandises provenant des colonies israéliennes aux frontières de l’UE.

Le document laisse ouverte la question de la base juridique : s’il s’agit de la politique commerciale, pour laquelle une majorité qualifiée est suffisante, ou de la politique étrangère et de sécurité commune, qui requiert l’unanimité.

Les services juridiques du Conseil, l’influent service de conseil juridique de l’institution, ont déclaré aux pays de l’UE dans un avis oral que l’utilisation de la base juridique pour la politique commerciale devrait être possible, en fonction des détails de la proposition.

Au contraire, la Commission a réitéré dans son document qu’elle considère qu’une base juridique pour la politique étrangère est nécessaire, ce qui rendrait extrêmement difficile l’approbation de toute proposition.

Selon nos informations, au moins 20 États membres ont demandé à la Commission de présenter les options disponibles pour restreindre davantage le commerce des colonies lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg en juin.

La dynamique politique derrière cette mesure s’est accrue depuis que la France et la Suède ont exhorté la Commission à soumettre une proposition en avril, citant l’avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur l’illégalité des colonies israéliennes.

Plusieurs résolutions de l’ONU datant de la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui affirment également que les activités de colonisation dans les territoires palestiniens sont illégales.

En revanche, le gouvernement israélien rejette la désignation de ces colonies comme illégales, les qualifiant de « sites temporaires ».

S’adressant à Euronews en mai, le vice-ministre français du Commerce extérieur Nicolas Forissier a déclaré qu’appeler à des restrictions plus strictes n’était “pas une position agressive”. [international] droit et droits de l’homme, il est normal que nous disions cela », a-t-il ajouté.

Israël a récemment introduit des mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est dans des domaines tels que les droits de propriété, la planification et les licences. Ces mesures semblent contrevenir aux accords clés signés dans le cadre de l’accord de paix d’Oslo de 1993.

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