La visite du pape Léon XIV en Espagne laissera bien plus que des images de foules et un agenda pastoral chargé. Selon les estimations présentées par la Conférence épiscopale espagnole (CEE), le séjour de sept jours du Pontife dans le pays coûtera environ 25 millions d’euros, mais pourrait générer un rendement économique de plus de 150 millions, ce qui représente cinq euros de revenus pour chaque euro investi.
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“Nous estimons actuellement que le budget consolidé, sans bien sûr disposer de tous les chiffres définitifs, s’élèvera à 25 millions d’euros”, a expliqué mardi le coordinateur général adjoint de la visite et sous-secrétaire aux Affaires économiques de la CEE. Fernando Giménez Barriocanallors d’une conférence de presse.
Les chiffres, encore provisoires et publiés Quelques jours après l’arrivée du Saint-Père à Madrid Samedi prochain, donner un cadre aux diocèses impliqués dans le voyage : Madrid, Barcelone, Grancanaria et Ténérife. En tout cas, Giménez Barriocanal a souligné que l’aspect économique n’est rien en comparaison de l’impact spirituel et social de la visite du prélat : “Ce n’est pas pour cela que nous faisons cela”.
Sur le budget total, environ 85 % iront directement aux événements programméstandis que le reste couvrira la logistique, les communications et l’organisation en général. La Conférence épiscopale elle-même assumera environ 1,4 million d’euros pour des dépenses telles que l’hébergement et le transport de l’entourage papal, les accréditations, le matériel liturgique et l’équipement des bénévoles.
Le financement sera réparti entre les dons des bienfaiteurs et des entreprises, les contributions des diocèses et de l’Église, le soutien des pouvoirs publics – notamment aux îles Canaries et en Catalogne – et les petites contributions des fidèles à travers des chaînes comme Bizum. Une fois la visite terminée, un cabinet spécialisé auditera les comptes et préparer un rapport final.
Les chiffres d’ObservaTUR : impact immédiat et “effet vitrine”
Plus prudent dans ses estimations est le rapport (source en espagnol) préparé par ObservaTUR, qui place l’impact économique immédiat de la visite dans entre 90 et 125 millions d’euros. L’étude fait la distinction entre le coût d’organisation du voyage et l’argent qui change réellement de mains. des secteurs tels que l’hébergement, la restauration, le commerce de détail ou les transportset exclut d’assimiler le voyage de Léon XIV à de grands événements comme les Journées Mondiales de la Jeunesse.
Selon le rapport, la visite s’apparente davantage à un format intermédiaire : sept jours, quatre lieux et une large couverture médiatique internationale. Cette combinaison stimule les dépenses touristiques et répartit les revenus entre plusieurs régions, sans toutefois atteindre l’ampleur exceptionnelle d’événements comme les Journées mondiales de la jeunesse à Madrid en 2011, dont l’impact économique total atteint 354,3 millions d’euros en Espagne.
ObservaTUR insiste cependant sur l’importance de ce que l’on appelle “l’effet vitrine”c’est-à-dire la capacité de l’événement à renforcer le tourisme – notamment religieux et culturel – à moyen terme, au-delà de la semaine des événements.
En ce sens, le rapport soutient que l’impact de La visite du Saint-Père “ne se limite pas à une seule semaine de consommation” et souligne que “l’effet accélérateur du tourisme religieux ne s’arrête pas à la fin de la visite”. Il conclut donc que le voyage de Léo
Hôtels complets et restaurants complets
Cet impact se fait déjà sentir dans le secteur. Des plateformes comme Booking.com ont détecté Une forte augmentation des recherches de logements. dans les villes de l’itinéraire papal, avec des augmentations de 52% à Barcelone et de 46% à Madrid.
Les associations hôtelières espèrent Taux d’occupation élevés et augmentation des prix moyens.notamment dans la capitale, où la demande internationale représente plus de la moitié des réserves.
Les locations de vacances et les restaurants bénéficieront également du profil des visiteurs, principalement des familles et des groupes qui prolongeront leur séjour. Dans les quartiers centraux de Madrid et de Barcelone, les bars et restaurants disent déjà complets pour les jours clés de la visite du Pontife. calendrier (source en espagnol). Aux Canaries, le secteur du tourisme met également en avant la valeur promotionnelle de la présence du Pape, amplifiée par des centaines de journalistes accrédités.
Bad Bunny vs Leo XIV : un double coup de pouce pour Madrid
La visite de Léon XIV coïncidera également à Madrid avec concerts de l’artiste portoricain mauvais lapinune combinaison qui renforce les attentes concernant l’activité touristique et les dépenses de consommation dans la capitale espagnole. Les deux événements, de nature très différente, attireront des dizaines de milliers de visiteurs nationaux et internationaux dans la ville au cours des mêmes jours. demande croissante de chambres d’hôtel, de transports et de restaurants.
Des sources sectorielles soulignent que cette superposition d’événements majeurs est inhabituelle et agit comme un accélérateur supplémentaire de la demande. Alors que l’agenda papal attire fidèles, pèlerins et médias internationaux, les concerts attireront un public jeune avec une forte propension à dépenser en loisirs, hébergement et nourriture. Le résultat sera un effet cumulatif qui renforcera l’image de Madrid en tant que scène d’événements majeurs et multipliera l’impact économique à court terme sur la ville.
En attendant les chiffres définitifs, la combinaison de dépenses modérées, d’une forte visibilité internationale et d’une forte consommation touristique explique la visite de Léon XIV. est présenté comme un exemple de rentabilité exceptionnelle. Un événement religieux qui, au moins en termes d’impact économique direct, devrait générer cinq fois l’argent investi et laisser un héritage qui pourrait durer bien au-delà de son séjour en Espagne.
