Thursday, June 4, 2026
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MEPs urge EU sanctions on former RT France head Xenia Fedorova


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Renew Europe appelle à des sanctions individuelles contre Xénia Fedorova, ancienne directrice de RT France, dans une lettre soutenue par un tiers du groupe, a rapporté l’Agence France-Presse (AFP).


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Le texte accuse le commentateur russe, qui apparaît régulièrement sur les chaînes de l’empire du magnat français des médias Vincent Bolloré, de diffuser de la propagande russe sur la guerre en Ukraine et dans l’UE.

Fedorova a rejoint les rangs du groupe Bolloré après la fermeture de RT France en mars 2022, un mois après que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine.

Apparaît les mercredis et dimanches à l’émission “L’Heure Inter” CActualitésprésente un espace hebdomadaire dans JDActualitéset présente le spectacle “Lumières orthodoxes” à CActualités et étoile.

Il a également publié son livre. banni sous les éditions Fayard du groupe Bolloré en 2025. Dans le livre, Fedorova accuse les autorités françaises d’avoir tenté “mâchoire” et regrette que la guerre en Ukraine soit présentée comme une agression russe.

S’adressant à France Inter en mai, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a déclaré : “Mme Fedorova est une propagandiste à part entière qui propage la désinformation du Kremlin”.

“Chacun est libre de choisir sa ligne éditoriale, mais donner à cette femme du temps d’antenne et des centimètres de chronique ne fait que servir la propagande de Vladimir Poutine”, a-t-il ajouté.

L’eurodéputée française Nathalie Loiseau est à l’origine de la nouvelle lettre appelant à des sanctions contre le présentateur, adressée au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Une polémique croissante

Les apparitions de Fedorova irritent particulièrement les critiques à l’heure où Paris s’efforce de montrer son engagement dans la lutte contre la désinformation.

Selon le journal Le Monde, le Quai d’Orsay suit de près le commentateur. Une note interne du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères détaille comment les positions de Fedorova s’alignent sur les discours officiels du Kremlin sur l’Ukraine, l’OTAN et l’Europe.

L’organisme de surveillance de l’audiovisuel, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et des communications numériques (Arcom), dispose également d’un dossier sur Fedorova. L’Arcom a reçu en mai deux plaintes pour “manque d’honnêteté et de rigueur dans les informations” qu’elle a fournies, toutes deux liées à des propos tenus sur CNews.

Le premier fait référence à ses déclarations du 9 mai, « accusant à tort la Lettonie de glorifier le nazisme ». Le second fait référence à la désinformation sur la guerre en Ukraine : « Nous savons désormais que l’Occident a décidé de prolonger ces conflits. Cela explique aussi pourquoi l’Union européenne continue ce récit », a-t-il déclaré le 10 mai.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a condamné les “commentaires très sérieux” de Fedorova, qui “renversent complètement la charge de la preuve sur le responsable, la Russie ou l’Ukraine”.

Fedorova a fait l’objet d’une attention particulière après deux enquêtes publiées dans Le Monde. Le premier expose son influence grandissante au sein de l’empire médiatique Bolloré, tandis que le second révèle que son titre de séjour français a été renouvelé en 2024, après la fermeture de RT France. Le ministère de l’Intérieur défend qu’il s’agit d’un « renouvellement du droit ».

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