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Selon les autorités russes et ukrainiennes, plusieurs sites industriels et énergétiques en Russie ont été la cible d’une série d’attaques ukrainiennes dans la nuit de samedi.
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Dans un message publié sur Telegram, l’armée ukrainienne a déclaré avoir confirmé une frappe directe sur le terminal pétrolier de Sheskharis, dans la ville portuaire méridionale de Novorossiysk, et qu’un incendie s’était déclaré sur le site.
Les autorités locales de Novorossiysk ont déclaré que deux personnes avaient été blessées à la suite de l’attaque contre la ville.
Le terminal et dépôt pétrolier de Sheskharis est le point d’exportation des principaux oléoducs exploités par la société publique russe Transneft.
Les images publiées par le média russe Astra semblaient montrer de la fumée s’élevant au-dessus du terminal pétrolier, mais n’ont pas pu être vérifiées.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé qu’une autre attaque ukrainienne avait visé l’usine Metafrax Chemicals dans le kraï de Perm, située selon lui à environ 1 700 kilomètres de la frontière ukrainienne.
“Metafrax Chemicals est une partie importante de l’industrie chimique russe. Les produits de l’entreprise fournissent des dizaines d’autres fabricants militaires russes, notamment des équipements pour l’aviation et les drones, des moteurs de missiles et des explosifs”, a écrit Zelenskyy dans un article sur X.
L’Ukraine a étendu ses capacités de frappe à moyenne et longue portée, en déployant la technologie de drones et de missiles qu’elle a développée au niveau national pour lutter contre l’invasion à grande échelle de la Russie, lancée par Moscou en février 2022. Kiev a intensifié ses attaques contre les actifs pétroliers russes qui ont joué un rôle clé dans le financement de l’invasion ces dernières semaines.
La Russie promet des représailles « sévères » contre une prétendue attaque ukrainienne contre une résidence universitaire
Par ailleurs, le ministère russe des Affaires étrangères a promis vendredi “des sanctions sévères et inévitables” pour une prétendue attaque de drone ukrainien contre un dortoir universitaire dans la ville de Starobilsk, dans l’est de l’Ukraine, occupée par la Russie.
Les autorités russes ont indiqué samedi que cette attaque avait tué 12 personnes nées entre 2003 et 2008.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il n’y avait “aucune installation militaire, aucune installation des services de renseignement ou services connexes à proximité”.
L’état-major ukrainien a indiqué que dans la nuit du 22 mai, “plusieurs” cibles russes avaient été attaquées, notamment une raffinerie de pétrole, des dépôts de munitions, des systèmes de défense aérienne et des postes de commandement. Il a également déclaré avoir pris pour cible l’un des quartiers généraux de l’unité d’élite de drones Rubicon de Moscou.
Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’attaque, tenue à la demande de la Russie, le diplomate ukrainien Melnyk Andrii a nié les allégations de crimes de guerre de son homologue russe, les qualifiant de « pure démonstration de propagande » et déclarant que les opérations de vendredi « visaient exclusivement la machine de guerre russe ».
Sources supplémentaires • AP, AFP
