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En juillet dernier, Trump et Ursula von der Leyen ont conclu un accord commercial en Écosse.
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Le calcul semblait simple : des droits de douane nuls sur les produits industriels américains contre un plafond de 15 % sur les exportations européennes.
Il a été construit pour protéger une relation évaluée à près de 1 680 milliards d’euros.
Mais aujourd’hui, le Parlement européen riposte.
Après une décision de la Cour suprême des États-Unis contre les droits de douane, Washington a introduit de nouveaux droits de douane sur l’acier et l’aluminium, violant ainsi le traité avant sa signature.
Et les législateurs européens soutiennent que l’Europe ne peut pas être intimidée, c’est pourquoi ils intègrent trois boucliers défensifs dans le texte. La clause dite Sunrise paralyse l’accord jusqu’à ce que Washington élimine les droits de douane sur l’acier.
Et il y a aussi la « Sunset Clause » qui met automatiquement fin à l’accord en mars 2028, juste avant que Trump ne quitte ses fonctions. Enfin, la « Clause Groenlandaise » permet à Bruxelles de tout suspendre si Trump menace une nouvelle fois l’intégrité territoriale européenne.
Sans surprise, cela a divisé Bruxelles. Le PPE de centre-droit souhaite un accord rapide pour éviter le chaos dans le secteur, mais les socialistes insistent. Et le négociateur en chef Bernd Lange insiste sur le fait que la législation européenne ne doit pas être dictée par les menaces de Washington.
Si les négociateurs parviennent à un accord ce soir, le texte sera soumis au vote en plénière en juin. Mais si l’impasse persiste, cette énorme relation commerciale sera au bord du gouffre, et la date limite du 4 juillet amènera une vague de droits de douane américains directement aux portes de l’Europe.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
