Saturday, May 30, 2026
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End of conflict in the Middle East or recession in Europe, IMF warns


Les perspectives économiques de l’Europe se sont considérablement détériorées, sous l’effet des perturbations énergétiques liées à la guerre, qui devraient entraîner un resserrement des conditions financières, selon le dernier rapport du Fonds monétaire international.


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Le FMI affirme que l’économie européenne reste résiliente mais de plus en plus exposée aux chocs extérieurs dans un contexte de crise énergétique liée à la guerre en Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz.

Il appelle à des réformes rapides, notamment par l’achèvement du marché unique de l’UE grâce à une meilleure connexion des réseaux électriques, à un approfondissement de l’intégration financière et à une augmentation de la productivité.

Les prix du pétrole ont augmenté d’environ 70 %, tandis que les prix du gaz européen restent environ 45 % supérieurs aux niveaux d’avant-guerre. Bien que moins sévères que le choc de 2022, ces hausses devraient peser lourdement sur la croissance, prévient le FMI.

La transition à long terme de l’Europe vers les énergies renouvelables (qui représentent désormais plus de la moitié de la production d’électricité) a contribué à atténuer l’impact du choc énergétique, mais le FMI affirme qu’elle n’offre qu’une protection partielle.

Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse et la zone euro devrait désormais connaître une croissance d’un peu plus de 1 % en 2026, contre environ 1,4 % avant la guerre en Iran, selon les projections du FMI. Dans le même temps, l’inflation reste élevée, reflétant la persistance pressions sur les coûts énergétiques et les ruptures d’approvisionnement.

La santé budgétaire dépend de la durée du conflit

Les perspectives du FMI dépendent largement des évolutions géopolitiques, l’institution ayant prévenu qu’un bref conflit au Moyen-Orient pourrait limiter les dégâts, mais qu’une crise prolongée pourrait pousser l’Europe dans la récession.

“L’impact économique global dépendra de l’évolution du conflit au Moyen-Orient, notamment en matière d’approvisionnement énergétique et d’infrastructures”, a déclaré le commissaire à l’Economie Valdis Dombrovskis lors d’une conférence de presse lundi après-midi après une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Il a prévenu que le bloc ne pouvait pas se permettre de « répéter les erreurs du passé » et a souligné que toute mesure de soutien devait être temporaire, sélective et ne pas accroître la demande globale.

L’Europe était déjà aux prises avec des prix élevés de l’énergie avant que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran ne commence à perturber les marchés mondiaux de l’énergie le 28 février.

L’industrie européenne était payer l’énergie deux à trois fois plus cher que ses concurrents aux États-Unis et en Chine. Cet écart persistant reflète une vulnérabilité structurelle plutôt qu’un déséquilibre temporaire, prévient le FMI.

Maintenir l’ETS et renouveler le réseau électrique, suggère le FMI

Dans ce contexte, il est crucial de maintenir la dynamique de la réforme énergétique.

Le rapport du FMI exhorte l’UE à rester attachée à son marché du carbone, le système d’échange de quotas d’émission (ETS), qui avait été au bord de l’effondrement mais le FMI y voit un soutien aux progrès continus dans l’adoption de l’énergie éolienne et solaire.

Il prévient que l’abandon du SEQE pourrait compromettre les progrès durement acquis en matière de décarbonation.

Au-delà de cela, l’Europe doit achever son marché intérieur de l’énergie, a déclaré le FMI, le paquet réseaux proposé par la Commission en décembre dernier constituant une “étape importante”.

La refonte du réseau électrique et du stockage est cruciale pour que l’UE réussisse sa transition énergétique et dominera l’élaboration des politiques du bloc (et probablement les querelles politiques) au cours des prochains mois, alors que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a appelé le Parlement et le Conseil, les colégislateurs de l’UE, à parvenir à un accord politique sur la proposition de réseaux d’ici l’été.

La préférence européenne pourrait être contre-productive

Le rapport du FMI souligne également la proposition de la Commission Loi sur les accélérateurs industriels (IAA), affirmant qu’il contient des mesures utiles, notamment des efforts pour diversifier les chaînes d’approvisionnement.

Cependant, il prévient également que les règles de passation des marchés publics « Made in Europe » et les conditions d’investissement étranger liées à la création de valeur locale pourraient fausser les marchés et affaiblir l’avantage comparatif.

La protection des industries stratégiques est un objectif légitime, affirme le FMI, mais il doit être guidé par une analyse coûts-avantages rigoureuse.

Les instruments politiques varient considérablement en termes d’efficacité et de coût, et les interventions devraient être limitées aux cas où les marchés à eux seuls ne peuvent pas s’adapter efficacement.

Le rapport met également en garde contre les obstacles politiques communs, soulignant que l’assouplissement des règles de concurrence, l’application de stratégies industrielles non coordonnées ou Réduire les engagements climatiques. Cela pourrait finalement affaiblir, plutôt que renforcer, la position de l’Europe.

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