Monday, April 20, 2026
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Spain’s Sánchez urges EU to break Association Agreement with Israel within 48 hours


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Pedro Sánchez a profité d’un rassemblement électoral dans la province de Huelva pour délivrer l’un des messages de politique étrangère les plus ambitieux de ces dernières semaines. “Ce mardi, le gouvernement espagnol présentera à l’Europe la proposition selon laquelle l’UE romprait son association avec Israël”, a-t-il déclaré à ses partisans.


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Le président du gouvernement a ajouté que l’Espagne est un “ami d’Israël”, mais qu’elle ne partage pas les actions de son gouvernement, et a exhorté les autres pays européens à se joindre à cette initiative.

L’annonce n’est pas venue de nulle part. Quelques jours auparavant, Sánchez avait demandé à l’UE de suspendre son accord d’association avec Israël après ce qu’il a décrit comme la plus grande attaque israélienne contre le Liban depuis le début de l’offensive. Dimanche, cet appel s’est transformé en promesse ferme, avec une date fixée pour l’action.

Une impasse diplomatique de longue date

La position de l’Espagne sur ce conflit se durcit depuis des mois. Sánchez et l’Irlande avaient déjà appelé à une révision urgente de l’accord UE-Israël, arguant que le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques est un « élément essentiel » de la relation.

Lors du Forum européen Pulse 2026, tenu à Barcelone, ​​​​Sánchez a affirmé qu’Israël « piétine et viole » plusieurs articles de l’accord d’association, et a déclaré que l’Espagne est « prête à franchir cette étape avec de nombreux autres pays européens ». Netanyahu a répondu en accusant l’Espagne de mener une « guerre diplomatique » contre Israël, ce à quoi Sánchez a répondu en portant le débat devant les institutions européennes.

Soutien européen : majorité, mais pas unanimité

La proposition espagnole ne part pas d’une position d’isolement. Des pays comme la Belgique, la Slovénie, la Finlande, la France, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Suède avaient déjà soutenu des initiatives similaires, tandis que la Bulgarie, la Croatie, Chypre, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie et la Lituanie s’y sont opposées.

L’UE est le plus grand partenaire commercial d’Israël, avec une relation évaluée à plus de 45 milliards d’euros par an. Par conséquent, toute suspension ou rupture de l’accord aurait des conséquences économiques et politiques importantes.

Un examen de l’accord a révélé des « indications » selon lesquelles Israël n’a pas rempli ses obligations en matière de droits de l’homme, bien que plusieurs diplomates estiment que ces conclusions n’empêcheront pas nécessairement le traité de rester en vigueur.

La guerre en toile de fond

Lors du rassemblement, Sánchez s’est également adressé à ceux qui « ont déclenché cette guerre » et les a exhortés à y mettre un terme et à « arrêter » Netanyahu. Le choix d’un événement de campagne pour transmettre ce message n’est pas un hasard : le Président du Gouvernement cherche à différencier l’Espagne sur la scène européenne et en même temps à renforcer son profil progressiste auprès des électeurs andalous.

Une initiative citoyenne, Justice pour la Palestine, a déjà recueilli plus d’un million de signatures appelant les États membres à rompre l’accord entre l’UE et Israël, dépassant le seuil minimum qui oblige la Commission européenne à examiner la question. La proposition espagnole a donc un vent favorable dans les rues, même si le chemin à Bruxelles reste tortueux.

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