Saturday, July 25, 2026
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Spain praises public education but slashes nearly €309m from its funding for Presidency staff pay


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Mardi 14 juillet, le Gouvernement a approuvé en Conseil des ministres un transfert budgétaire de plus de 309.840 euros du ministère de l’Éducation, de la Formation professionnelle et des Sports au ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec la justice.


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Le but de l’argent, tel qu’énoncé dans l’accord lui-même, ne laisse aucun doute : couvrir les déficits du chapitre 1, c’est-à-dire les dépenses de personnel du département dirigé par Félix Bolaños.

Ce chapitre comprend la masse salariale, les cotisations sociales, les augmentations d’ancienneté et les compléments de salaire des fonctionnaires affectés au ministère. Il s’agit d’argent destiné à maintenir la structure administrative en fonctionnement, et non à financer des programmes ou des investissements spécifiques.

L’opération n’est pas une exception isolée. Il y a quelques mois à peine, en avril, le même exécutif avait déjà détourné vers la Justice près de 30 millions d’euros du ministère dirigé par la ministre de l’Éducation, Pilar Alegría. Cette instance devait financer des projets de digitalisation liés au Plan de Relance.

La différence, c’est désormais l’ampleur : dix fois plus d’argent et une destination qui n’est pas la modernisation technologique mais simplement la masse salariale.

Pourquoi l’éducation et pas un autre ministère ?

L’explication officielle pointe vers l’expansion du budget. Les comptes 2023 étant toujours valables, Le gouvernement n’a pas pu approuver un nouveau budget depuis trois ansainsi, toutes les dépenses qui ne correspondent pas aux éléments hérités doivent être couvertes par des transferts de fonds entre les départements.

Le ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec le Parlement consacre plus de 73% de ses fonds ordinaires aux dépenses de personnel, une proportion qui, selon des sources gouvernementales, a été dépassée par l’augmentation des salaires du secteur public.

Ce que l’accord n’explique pas, c’est Pourquoi l’éducation a-t-elle été choisie pour combler cet écart ?. Le texte approuvé par le Conseil des ministres ne précise pas quelles lignes spécifiques (bourses, numérisation des salles de classe, aide à la relance ou formation professionnelle) restent avec la moindre marge budgétaire après avoir perdu 310 millions d’euros. Il confirme simplement le chiffre et sa destination finale.

Le contraste avec le récit officiel est clair. Alors que le ministère de l’Éducation, désormais dirigé par Milagros Tolón et auparavant par Pilar Alegría, s’est récemment vanté de distribuer plus de 31 millions d’euros entre les communautés autonomes pour promouvoir la formation professionnelle, ou provenant des fonds européens reçus grâce au Plan de relance, le même ministère voit désormais une somme dix fois supérieure sortir de ses caisses par voie administrative, sans débat public ni vote parlementaire spécifique.

Le coût politique d’un gouvernement sans budget

L’augmentation du budget n’est pas seulement un problème technique. Chacun de ces transferts oblige le gouvernement à prendre des décisions qui, dans un scénario avec des comptes actualisés, auraient été discutées et approuvées à un niveau de contrôle différent.

L’Autorité indépendante pour la responsabilité budgétaire a averti à plusieurs reprises que le manque de nouveaux budgets complique à la fois la planification économique et la supervision des comptes publics.

Dans ce contexte, la décision de supprimer l’Éducation pour renforcer le fonctionnement interne d’un autre ministère ouvre un flanc politique tout à fait prévisible. L’opposition dispose désormais d’un argument concret (un chiffre, une date, un accord signé) pour s’interroger sur l’écart entre le récit gouvernemental de l’éducation publique comme priorité sociale et les décisions budgétaires qui, en pratique, profitent à l’appareil administratif de l’État.

Ce faisant, le gouvernement lui-même reconnaît indirectement la tension structurelle qui est au cœur du problème : sans nouveaux comptes, les dépenses de personnel continuent d’augmenter tandis que les ministères doivent s’adapter à un cadre financier conçu pour une année supplémentaire. Reste à savoir combien de transferts similaires seront nécessaires alors que les négociations sur le budget 2026 restent bloquées.

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