Friday, June 19, 2026
HomeUncategorizedEU leaders to hold talks on common budget at Brussels summit as...

EU leaders to hold talks on common budget at Brussels summit as battle for cash begins


L’Union européenne entre dans une phase délicate de négociations sur son budget à long terme, avec des États membres divisés sur le montant des dépenses et les domaines à prioriser, avant les discussions clés lors d’un sommet à Bruxelles vendredi.


PUBLICITÉ


PUBLICITÉ

Il y a un délicat exercice d’équilibre à réaliser entre les États membres de l’UE sur le budget de 2 000 milliards d’euros, avec un groupe de contributeurs nets mené par l’Allemagne et les Pays-Bas qui s’efforcent de réduire les dépenses globales, irritant les États membres de l’Europe du Sud et de l’Est qui craignent que le financement de secteurs tels que l’agriculture ne soit sacrifié au profit d’une augmentation des dépenses de défense.

Même si l’agriculture et le financement régional restent les catégories de dépenses les plus importantes, leur part diminuerait considérablement, passant d’environ 60 % du budget actuel à 44 % dans le cadre proposé par la Commission pour 2028-2034.

Fin mai, un groupe de 16 pays ont signé un document appelant à un financement agricole et régional accru, se décrivant comme les « Amis de la cohésion ».

Les signataires étaient la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Grèce, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, l’Espagne et la Hongrie.

Les « pays frugaux » (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Finlande et Autriche) ont déclaré que toute augmentation des dépenses serait impossible.

Dans un texte révisé présenté la semaine dernière, les autorités chypriotes, qui président actuellement les négociations entre les États membres, ont proposé une réduction de 32,8 milliards d’euros sur le total de 2 000 milliards d’euros, le décrivant comme un compromis entre les Amis de la cohésion et les pays frugaux. Les dirigeants de l’UE entameront des négociations sur la base de la proposition chypriote.

Parallèlement, le Parlement européen, co-législateur qui doit l’approuver avec les dirigeants, a rejeté la proposition chypriote, la qualifiant d’insuffisante, notamment en ce qui concerne l’agriculture et le financement régional.

Recettes budgétaires et dette roulante

Le débat sur la manière dont le budget sera financé n’est toujours pas résolu.

La présidence chypriote n’a pas inclus de propositions révisées en matière de recettes dans son texte.

Dans sa proposition initiale, la Commission européenne incluait les flux de revenus provenant du système d’échange de quotas d’émission (ETS), du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), des déchets électroniques non collectés, des droits d’accise sur le tabac et d’un impôt sur les sociétés.

Lors des négociations, le Parlement européen a proposé des sources de revenus supplémentaires. Selon plusieurs diplomates européens qui ont parlé à Euronews sous couvert d’anonymat, les propositions qui ont suscité le plus d’intérêt parmi les dirigeants comprennent une taxe sur les jeux de hasard, une taxe numérique et une taxe sur les actifs cryptographiques.

Cependant, les pays frugaux restent hésitants quant aux mesures de revenus proposées, notamment la Suède. Ils affirment que, comme certains des États membres les plus riches de l’UE, ils supporteraient une part disproportionnée du fardeau financier.

Parallèlement, des pays comme l’Italie, la France et la Grèce ont proposé de payer NextGenerationEU en réémettant de la dette, un mécanisme connu sous le nom de dette renouvelable. La proposition se heurte à une forte opposition de la part de pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas, qui rejettent toute forme de nouvelle dette commune.

Les dirigeants européens visent à parvenir à un accord sur le budget d’ici la fin 2026. Les colégislateurs veulent éviter de prolonger les négociations jusqu’en 2027, qui sera une année électorale majeure dans plusieurs pays européens clés, dont la France, l’Italie et la Pologne.

Tout accord sur le budget nécessitera le soutien unanime des 27 États membres, ainsi que l’approbation du Parlement européen.

RELATED ARTICLES

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Most Popular

Recent Comments