En 2025, l’UE a reçu 669 400 premières demandes d’asile et 178 000 franchissements irréguliers des frontières. Cette ampleur exerce une pression sur les cinq États membres situés le long de la route de la Méditerranée centrale : l’Espagne, l’Italie, la France, l’Allemagne et la Grèce ont reçu 83 % de toutes les premières demandes d’asile.
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Les pays de première ligne n’ont pas la capacité physique d’héberger les demandeurs et le traitement peut prendre des années, laissant des centaines de milliers de personnes vulnérables dans un vide juridique. Les budgets locaux sont également incapables de fournir des soins de santé, une éducation et une assistance sociale adéquats à long terme.
Le Pacte européen sur la migration et l’asile vise à atténuer cette pression en faisant avancer les pays non frontaliers : les États doivent choisir entre relocaliser un quota fixe de demandeurs d’asile sur leur propre territoire (le minimum de référence est de 30 000 demandeurs d’asile par an) ou verser environ 20 000 € par demandeur débouté à un fonds commun de l’UE.
Il vise également à accélérer le traitement en obligeant les États frontaliers à effectuer des contrôles d’identité, de santé et de sécurité dans les sept jours suivant l’arrivée du demandeur. Il mettra à jour la base de données Eurodac, améliorera le système de suivi partagé et accélérera la gestion de certains candidats.
Le Pacte ne représente que la moitié de l’histoire. La solution la plus controversée de la Commission à la crise migratoire est le Règlement sur les retours, une loi distincte qui vise à étendre considérablement les pouvoirs d’expulsion.
Le dernier rapport de situation de la Commission a montré que les pays sont bien avancés dans la mise en œuvre du Pacte, « avec les piliers clés du nouveau système déjà en place ». Êtes-vous d’accord? Les États de l’UE sont-ils prêts à un nouveau système d’immigration ? Notre enquête est anonyme et ne prend que quelques secondes à remplir. Les résultats seront présentés dans la couverture européenne de XL – dans des vidéos, des articles et des newsletters – et contribueront à façonner nos rapports alors que nous examinons comment l’Europe peut consolider sa position à l’ère de l’intelligence artificielle.
