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Le Kosovo s’apprête à organiser dimanche ses troisièmes élections parlementaires en 18 mois après que le Parlement fracturé n’ait pas réussi à élire un président à temps.
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L’ancienne présidente Vjosa Osmani, qui se présente désormais aux élections parlementaires pour son ancien parti, la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), a déclaré à Euronews qu’elle espérait que tous les partis trouveraient un compromis pour sortir de l’impasse politique.
“J’espère vraiment que le peuple du Kosovo nous aidera à atteindre ce résultat en créant un équilibre démocratique entre les partis politiques ici au Kosovo qui permettra à tous les partis politiques de s’asseoir ensemble et de garantir que nous parvenons à un accord sur le renforcement des institutions le plus rapidement possible”, a-t-il déclaré à Euronews.
Le président doit obtenir au moins les deux tiers des voix au Parlement.
Elle estime qu’un compromis rapide permettrait au pays de progresser sur certaines questions d’intérêt national, notamment l’intégration européenne et l’adhésion à l’OTAN.
“Nous devons rechercher le compromis, le dialogue et travailler les uns avec les autres pour le bien de l’intérêt national sans créer de divisions au sein de notre peuple. Parce qu’il y a tout simplement trop de propagande, trop de divisions, trop de polarisation qui nuisent à notre société.”
Campagne de désinformation
Osmani affirme que la campagne électorale a été la cible de la « pire » et de la « plus massive » désinformation qui ait été « vue dans l’histoire de ce pays ». Les procureurs ont été invités à enquêter.
Il a déclaré que la campagne de désinformation ciblait principalement les femmes dirigeantes politiques, notamment à l’aide de vidéos et de photos manipulées par l’IA.
La campagne a également été marquée par des accusations portées contre le gouvernement de l’actuel Premier ministre Albin Kurti après avoir approuvé des plans sociaux et des subventions avant les élections.
Les opposants ont accusé le gouvernement de Kurti d’enfreindre la loi en tentant d’influencer les élections.
L’ancienne présidente Osmani a déclaré qu’elle envisageait de modifier la législation afin qu’à l’avenir aucun gouvernement “ne puisse abuser de son pouvoir pour influencer négativement la volonté des électeurs”.
Trois élections en 18 mois
Les Kosovars retourneront aux urnes dimanche pour des élections générales anticipées.
Bien que le parti du Premier ministre Albin Kurti ait remporté les élections en février 2025, il lui manquait une majorité pour former un gouvernement et a convoqué des élections anticipées en décembre.
Le parti de Kurti a remporté les élections, mais le Parlement n’a pas réussi à atteindre à temps la majorité des deux tiers pour élire un nouveau président, en raison d’un boycott de l’opposition.
Le mandat de l’ancien président Osmani a expiré en avril. En attendant, le président du Parlement assurera l’intérim.
“C’est une crise inutile, une stagnation totalement inutile, car elle nuit au pays”, déclare Osmani.
Sources supplémentaires • AFP
