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L’Albanie, la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord et le Kosovo sont à différents stades de leur tentative d’adhésion au bloc. Géographiquement, la région est entièrement entourée par l’UE. Pendant près de deux décennies, une période de calme relatif a laissé l’élargissement en veilleuse, mais l’invasion russe de l’Ukraine a brisé cette paix et fait de l’expansion une priorité essentielle en matière de sécurité.
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Mais c’est aussi une question d’argent. L’UE est déjà le principal partenaire commercial et investisseur de la région et, l’année dernière, le total des échanges commerciaux a dépassé les 87 milliards d’euros. Il s’agit d’un échange massif et bidirectionnel de machinerie lourde, de produits chimiques et de métaux qui traversent la frontière. Ce qui est crucial, c’est que l’UE a exporté bien plus qu’elle n’a importé, réalisant ainsi des bénéfices considérables.
Cependant, l’UE n’est pas la seule puissance à s’intéresser à la région. Bruxelles fait face à une immense pression extérieure car Moscou, Pékin et Washington se disputent activement une influence stratégique. Si l’Europe laisse un vide de pouvoir à ses portes, d’autres se feront un plaisir de le combler.
La région est déjà devenue un nouveau front de tensions géopolitiques, particulièrement visible en Serbie, où le gouvernement refuse de s’aligner sur les sanctions de l’UE contre Moscou.
Enfin, les capitales européennes craignent que l’ajout de nouvelles nations ne paralyse le processus décisionnel selon les règles de vote actuelles. C’est pourquoi l’Albanie et la Serbie ont proposé une intégration progressive, renonçant temporairement à leur droit de veto juste pour franchir la porte.
Alors que le chef du Conseil européen, António Costa, parcourt la région, il apparaît clairement que Bruxelles n’est plus animée par un rêve idéaliste d’unité européenne. Il s’agit d’un calcul froid pour sécuriser les frontières.
Car si l’UE n’agit pas, l’alternative est une région politiquement dépendante de la Russie, économiquement dépendante des investissements chinois ou potentiellement devenant le 51e État des États-Unis, comme le suggèrent le Groenland, l’Islande ou le Canada.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
