Wednesday, March 4, 2026
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Why the Canadian finance minister is taking an interest in the euro


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Le ministre canadien des Finances, François-Philippe Champagne, a fait une apparition spéciale cette semaine à la réunion des 21 ministres de la zone euro pour discuter des déséquilibres macroéconomiques mondiaux.


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Alors que ses relations avec les États-Unis sont au plus bas, le Canada cherche à nouer de nouveaux liens mondiaux, notamment avec l’Union européenne.

Lors de la discussion à Bruxelles, la Champagne et les partenaires de la zone euro ont convenu de coordonner leurs actions politiques pour promouvoir le rééquilibrage tout en contenant les menaces géoéconomiques.

« Alors que l’ordre international fondé sur des règles s’estompe, le gouvernement du Canada est fermement déterminé à approfondir nos relations avec l’UE et ses États membres, particulièrement dans les domaines de la sécurité et de la défense, des minéraux essentiels, de l’innovation et de la recherche, ainsi que de la diversification commerciale. Grâce à des partenariats stratégiques, nous défendons non seulement nos valeurs communes, mais nous défendons également le Canada sur la scène mondiale », a déclaré Champagne dans un communiqué.

Les dirigeants ont déclaré que les discussions sur la question se poursuivraient sous d’autres formats, notamment lors des prochaines réunions du G7 et du G20.

Outre les entretiens avec le ministre canadien, les ministres des Finances de la zone euro ont commencé à discuter du rôle mondial de l’euro dans le commerce international et la politique monétaire numérique. Bien que des stratégies concrètes n’aient pas encore été décidées, les ministres ont indiqué que c’est la direction politique que la zone euro entend suivre.

Les déséquilibres macroéconomiques mondiaux se produisent lorsque certains pays dépensent systématiquement plus qu’ils ne gagnent, tandis que d’autres épargnent systématiquement plus qu’ils ne dépensent, et cet écart devient important et durable.

Par exemple, les États-Unis importent plus de biens qu’ils n’en exportent et ont donc un déficit commercial ; Au contraire, la Chine exporte plus qu’elle n’importe et affiche un excédent. Du point de vue du gouvernement canadien et de nombreux dirigeants de l’Union européenne, ces déséquilibres majeurs, ainsi que d’autres, ont laissé l’ordre mondial ouvert à la manipulation coercitive.

“Les grandes puissances ont commencé à utiliser l’intégration économique comme une arme, les droits de douane comme un levier, les infrastructures financières comme une coercition et les chaînes d’approvisionnement comme des vulnérabilités à exploiter”, a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney lors de son discours au Forum économique mondial de Davos en janvier.

“Vous ne pouvez pas vivre dans le mensonge du bénéfice mutuel grâce à l’intégration lorsque l’intégration devient la source de votre subordination.”

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