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Aimez-vous recevoir des lettres? La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, vient d’en écrire une aux 27 dirigeants de l’UE. Bref, il s’agit d’un nouveau club européen de « super vitesse ».
“Lorsque l’absence de progrès menace de nuire à la compétitivité de l’Europe… nous ne devons pas éviter d’utiliser les possibilités prévues dans les traités de coopération renforcée”, dit-il.
Confus? Ne t’inquiète pas. Leur journaliste a également eu des problèmes. Dans sa lettre, von der Leyen dit en substance : si nous ne parvenons pas à un accord maintenant à 27, brisons le tabou et avançons en petits groupes.
Et comme elle la qualifie, une « coopération renforcée » permettra à un groupe d’au moins neuf pays d’accélérer sans attendre les autres.
Et ceux considérés comme des « fauteurs de troubles » ? Ils peuvent continuer à freiner, mais ils sont sur le point de rester dans le rétroviseur.
Mais ce n’est pas la seule idée audacieuse.
Le président français Emmanuel Macron fait pression pour des « euro-obligations tournées vers l’avenir », un énorme pool de dettes destiné à des projets stratégiques. C’est déjà le cas avec le prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine, qui contourne la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie.
Cela montre également que tout le monde n’est pas prêt pour un moment hamiltonien. Mais la tendance est claire : l’UE tente enfin de se réformer.
En septembre, von der Leyen a suggéré de limiter les droits de veto, qui sont souvent utilisés par certains États membres pour faire dérailler l’action collective.
Et la motivation est claire.
Si Bruxelles n’apprend pas à rouler vite, elle ne sera pas simplement dépassée. Il pourrait finir à la casse.
Regardez la vidéo d’Euronews dans le lecteur ci-dessus pour l’histoire complète.
