ParMeabh McMahon&Alicia Carnevali
Publié le •Mis à jour
Pour répondre à ces questions, le podcast hebdomadaire d’EuronewsBruxelles, mon amour ?s’est entretenu avec la rédactrice en chef de MLex Europe, Kait Bolongaro, le président d’Eurochambres Vladimír Dlouhý, le président de la Fondation européenne d’études progressistes et l’ancien commissaire européen Nicolas Schmit.
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
Le panel a réfléchi à la retraite des dirigeants de la semaine dernière qui s’est déroulée dans un château médiéval. L’invité spécial était l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi et auteur du rapport « L’avenir de la compétitivité européenne », également connu sous le nom de rapport Draghi.
Comment l’UE peut-elle devenir plus compétitive ?
Selon le président d’Eurochambres, des mesures claires doivent être prises pour stimuler l’économie, la productivité et la compétitivité de l’UE.
« Il faut lever les obstacles qu’on s’impose, qu’il s’agisse d’objectifs ESG inutiles [Environmental, Social and Governance] politique, qu’il s’agisse de beaucoup de réglementation », a-t-il déclaré.
Selon Dlouhý, le Green Deal de l’UE peut entraver la compétitivité du continent, en permettant à des pays comme la Chine et les États-Unis d’investir dans des technologies modernes et vertes davantage que Bruxelles.
“Ils feront plus pour le changement climatique que nous en Europe si nous poursuivons cette politique stupide”, a déclaré le président d’Eurochambres.
Dans le même temps, Schmit a déclaré qu’il soutenait le Green Deal, mais a également reconnu que davantage de travail aurait dû être fait pour consulter l’industrie avant de concevoir la réglementation sur la politique climatique.
Selon l’ancien commissaire, le rapport Draghi ne concerne pas seulement la déréglementation et la simplification. “Il s’agit avant tout d’investissements, mais aussi de la manière dont l’Europe doit être organisée”, explique Schmit.
En fait, Draghi a à plusieurs reprises a exhorté les dirigeants de l’UE à mettre en œuvre un « fédéralisme pragmatique » pour fonctionner comme une véritable union et faire face aux risques mondiaux.
Schmit a expliqué que le “fédéralisme pragmatique” ne signifie pas la création d’un Etat fédéral, mais plutôt le transfert de certaines compétences nationales à Bruxelles lorsque cela est nécessaire.
La Conférence de Munich sur la sécurité
Cette semaine a également été marquée par la Conférence de Munich sur la sécurité, un forum pour débattre de la politique de sécurité internationale.
A cette occasion, la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rejeté les affirmations selon lesquelles l’Europe serait confrontée à un déclin de sa civilisation en réponse aux critiques américaines sur la trajectoire du continent.
Selon Bolongaro, le discours de Kallas démontre un changement dans les relations entre l’UE et les États-Unis.
« L’Europe ne va pas forcément reculer aussi facilement qu’on l’a vu au départ avec Trump », explique le journaliste canadien.
Pour en savoir plus sur le sommet de l’UE sur la compétitivité et la conférence de Munich sur la sécurité, écoutez l’épisode du podcast.
Contactez-nous en écrivant à Brusselsmylove@euronews.com.
Sources supplémentaires • Georgios Leivaditis, montage et mixage son.
