Les législateurs européens ont décidé lundi de suspendre l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis. après que la Cour suprême des États-Unis a jugé la semaine dernière que certains des droits de douane imposés en 2025 par Washington étaient illégaux, ce qui a incité le président Donald Trump à annoncer de nouveaux droits de douane de 15 % sur les importations.
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Le Parlement européen détient les clés de la mise en œuvre de l’accord, conclu en juillet 2025 par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et Trump après des semaines de politique de la corde raide et de menaces tarifaires de la part de Washington.
L’accord, que beaucoup en Europe considèrent comme déséquilibré, fixe des droits de douane américains de 15 % sur les exportations de l’UE, tout en accordant un accès en franchise de droits à la plupart des produits américains entrant dans le bloc.
Les députés avaient déjà gelé l’accord une fois après que Trump avait menacé d’imposer des droits de douane à plusieurs pays de l’UE s’ils refusaient de lui permettre d’acquérir le Groenland. Les travaux parlementaires ont ensuite repris et un vote sur l’accord était prévu mardi, mais il a été effectivement abandonné.
Lundi après-midi, les négociateurs du Parlement ont tenu une réunion extraordinaire avec le chef du commerce européen, Maroš Šefčovič.
Auparavant, Šefčovič avait eu un appel vidéo avec ses homologues du G7 pour tenter d’éteindre l’incendie provoqué par le dernier barrage tarifaire de Washington.
“J’ai réitéré qu’il est essentiel de respecter pleinement l’accord UE-États-Unis. Restez en contact avec mes homologues pour obtenir des garanties”, a déclaré Šefčovič sur X après la réunion.
Depuis le retour de Trump au pouvoir, Washington poursuit une stratégie commerciale agressive visant à délocaliser l’industrie américaine et à augmenter les recettes du Trésor.
Mais les juges de la Cour suprême ont déclaré vendredi dernier que Trump avait outrepassé son autorité en imposant des droits de douane sans la contribution du Congrès, en vertu d’une loi réservée aux urgences nationales.
C’est une histoire en développement.
