Wednesday, April 8, 2026
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Iran oil shock splits the world as exporters pocket windfall and importers buckle


Près de deux semaines après le début de la guerre avec l’Iran, alors que les prix du pétrole augmentent et que le détroit d’Ormuz reste effectivement fermé, une tendance claire se dessine sur les marchés mondiaux : les exportateurs d’énergie prospèrent tandis que les économies dépendantes des importations en évaluent le coût.


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D’un côté, les États du Golfe et les exportateurs d’énergie constatent une hausse des prix, même si la production sévèrement restreinte signifie que les bénéfices exceptionnels sont moins directs que ne le laisse supposer la hausse globale des prix.

De l’autre, les économies en manque d’énergie en Asie et en Europe sont confrontées à une pression brutale due à l’augmentation des factures d’importation, à la hausse de l’inflation et à la chute des marchés boursiers.

L’ampleur de cet écart est révélée par l’Iran War Market Monitor de CountryETFTracker, qui classe les pays en fonction de leur balance commerciale énergétique en pourcentage du PIB.

Les économies les plus exposées sont concentrées en Asie. La Thaïlande a un déficit énergétique équivalent à 7,4% du PIB, le pire du pays, suivie par la Corée du Sud avec 5,7%, Singapour, le Vietnam et Taiwan.

Le Japon, l’Inde et la Turquie ne sont pas loin derrière.

La position de l’Europe est moins aiguë mais reste inconfortable.

Toutes les grandes économies du continent sont des importateurs nets d’énergie. La Grèce est le pays le plus exposé avec 2,4% du PIB, suivie de l’Italie avec 2,0%, de l’Espagne avec 1,8% et de la France et de la Pologne avec 1,7%.

L’Allemagne, moteur industriel du continent, accuse un déficit de 1,5%.

Les gagnants de la pénurie de pétrole

À l’autre extrémité de l’échelle, les exportateurs de pétrole du Golfe pourraient réaliser d’énormes profits.

L’Irak est en tête du monde avec un excédent énergétique de 40,8 % du PIB, ce qui signifie que les revenus pétroliers représentent près de la moitié de l’économie totale.

Viennent ensuite le Qatar avec 32,4 %, les Émirats arabes unis avec 17,6 %, l’Arabie saoudite avec 15,9 % et l’Algérie (bien qu’elle ne soit pas un exportateur du Golfe) avec 15,6 %.

Pour chacun d’entre eux, chaque dollar ajouté au prix du pétrole va directement aux recettes d’exportation, aux budgets des États et aux fonds souverains.

La Norvège est le seul pays européen à partager cette chance, avec un excédent énergétique de 19,1 % de son PIB, le troisième au monde.

La Russie en bénéficiera également financièrement, avec un excédent de 9,1 % du PIB, même si les sanctions compliquent sa capacité à capitaliser pleinement.

Les États-Unis sont un exportateur net, mais leur excédent est suffisamment modeste pour que le bilan y soit plus mitigé.

Les exportateurs d’énergie s’en sortent mieux face à la hausse des prix du pétrole

Depuis le début de la crise le 28 février, le fait qu’un pays exporte ou importe de l’énergie est rapidement devenu l’un des facteurs les plus puissants de la performance boursière, et la divergence est à la fois frappante et constante.

Parmi les exportateurs, le marché boursier saoudien a gagné 2,5 % depuis le début des hostilités, tandis que celui de la Norvège a augmenté de 1,1 %. Pour les importateurs, les pertes s’accentuent à mesure que le déficit énergétique s’éloigne.

En Asie, c’est la Corée du Sud qui a le plus souffert, avec un marché en baisse de 12,2 %.

Cette baisse reflète à la fois l’important déficit énergétique du pays, à 5,7 % du PIB, et sa forte dépendance à l’égard du pétrole brut du Golfe, qui représente environ 73 % de son approvisionnement en pétrole.

La Thaïlande est en baisse de 10,7%, le Vietnam de 8,75%, le Japon de 7,2% et l’Inde de 5,7%.

Les marchés européens ont été largement touchés.

L’Allemagne est en baisse de 8%, tandis que la France et la Suisse sont en baisse de 7,7%. L’Italie a perdu 6,6%, la Pologne 6,3% et la Suède 6,1%.

Les pertes sont étroitement liées à la dépendance de chaque pays à l’égard de l’énergie importée et à l’intensité industrielle de son économie.

La Norvège, dont le marché a évolué dans la direction opposée, reste la seule exception sur le continent.

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