Monday, March 2, 2026
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EU leaders grapple with how to build and finance a competitive Europe


Publié le Mis à jour

Les dirigeants de l’UE se réuniront jeudi pour discuter de manière informelle des priorités de l’agenda économique européen, notamment de la manière de renforcer le marché unique et de rendre l’Europe plus indépendante et plus compétitive sur le plan économique.

Les propositions présentées incluent le démantèlement des barrières pour les entreprises basées dans l’Union européenne grâce à un programme de « simplification », en attirant les investissements extérieurs à l’UE, en utilisant des euro-obligations et en donnant la préférence aux entreprises de l’UE pour renforcer les industries européennes.

Même si tous les dirigeants conviennent que le bloc doit être plus fort et plus résilient face à la domination croissante du marché chinois et à la politique commerciale agressive des États-Unis, les points de vue divergent encore sur la manière d’y parvenir.

Les dirigeants européens ne devraient pas prendre de décisions lors du sommet informel de cette semaine, mais la qualité des discussions au château d’Alden Biesen pourrait donner une indication de ce qu’elles signifient en pratique en renforçant le marché unique, en réduisant la dépendance de l’Europe à l’égard des puissances étrangères et en rendant l’Europe plus compétitive.

Le sommet de Draghi et la « véritable fédération »

Parmi les invités à la retraite figurent les anciens Premiers ministres italiens Enrico Letta et Mario Draghi. Les deux hommes ont rédigé des rapports en 2024 respectivement sur le marché unique et sur la nécessité de rendre l’Europe plus compétitive, et les propositions de Draghi dans son rapport ont particulièrement retenu l’attention.

“J’ai invité Mario Draghi et Enrico Letta à nous rejoindre pour faire le point sur ce que nous avons fait, mais aussi pour analyser ce que nous devons réaliser”, a déclaré le président du Conseil européen, António Costa, à Euronews.

Dans un discours prononcé début février, Draghi a averti que l’UE « risquait de se subordonner, de se diviser et de se désindustrialiser » si elle ne devenait pas une « véritable fédération ».

Les divisions politiques et structurelles entre les États membres affaiblissent l’Europe, a-t-il déclaré.

Cependant, de nombreux membres du bloc ne soutiennent pas la création d’une fédération européenne. Parmi les principaux opposants figure l’actuelle Première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui, à plusieurs reprises, a explicitement attaqué l’idée d’une fédération européenne et a plutôt préconisé une Europe composée d’États membres puissants.

“Fabriqué en Europe”

L’ordre du jour portera également sur la manière de réduire la bureaucratie pour les entreprises européennes, l’Allemagne et l’Italie menant un débat sur le sujet.

Dans un document commun vu par Euronews, les deux pays présentent un programme de simplification de la législation européenne, dit « omnibus » que la Commission européenne présente depuis le début de son mandat en décembre 2024.

L’objectif est de rendre l’Europe moins bureaucratique afin que les entreprises européennes puissent prospérer et attirer les investissements étrangers.

Un débat sur la possibilité de donner la préférence à l’industrie européenne pour dynamiser le secteur est à l’ordre du jour de jeudi, même si les opinions divergent encore sur la manière d’y parvenir. Mais “les industries européennes d’abord dans le secteur stratégique” figureront en bonne place à l’ordre du jour de jeudi, selon une source diplomatique qui s’est entretenue avec Euronews sous couvert d’anonymat.

Le rapport de Draghi soutenait fortement le financement de la croissance européenne par des euro-obligations, et le président français Emmanuel Macron a évoqué cette idée mardi dans plusieurs entretiens avec les médias européens.

“Étant donné que le budget européen est limité, le moment est venu de lancer une capacité d’endettement commune pour ces dépenses futures, les futures euro-obligations. Nous avons besoin de grands programmes européens pour financer les meilleurs projets”, a déclaré Macron.

Selon le rapport Draghi, l’Europe a besoin de 750 à 800 milliards d’euros par an pour être compétitive.

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