Monday, March 2, 2026
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Bilingual mums’ bond with children is strong despite switching languages, study


Parler une langue seconde n’affecte pas la synchronisation neuronale entre les mères et les enfants bilingues, selon une nouvelle étude.


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Les chercheurs ont analysé si la langue utilisée entre les mères et les enfants dans les familles bilingues affectait leurs interactions. Ils ont comparé les situations dans lesquelles ils interagissaient dans la langue maternelle de leur mère avec celles dans lesquelles ils parlaient en anglais pour voir si le multilinguisme pouvait constituer un obstacle à la communication et aux liens entre parents et enfants.

L’étude, publiée dans Frontières de la cognitiondécouvert que cette synchronie ne semble pas être perdue même lors du changement de langue.

“Nous montrons ici que les cerveaux des mères bilingues et de leurs enfants restent également “synchronisés” grâce à la synchronisation neuronale, qu’ils jouent dans la langue maternelle de la mère ou dans une seconde langue acquise”, a déclaré Efstratia Papoutselou, première auteure de l’étude et chercheuse à l’Université de Nottingham.

La synchronie neuronale est l’activité simultanée des réseaux de neurones dans le cerveau des personnes qui interagissent socialement. On pense que c’est la clé d’un lien sain entre parents et enfants.

Comment s’est déroulée l’étude ?

L’équipe de recherche a analysé quinze couples mère-enfant. Toutes les mères n’étaient pas de langue maternelle anglaise, mais parlaient couramment l’anglais comme langue seconde.

Les enfants étaient bilingues dans la langue de leur mère et en anglais.

Pour l’étude, ils ont participé à une séance de jeu de 45 minutes, divisée en trois parties distinctes : d’abord ils ont interagi dans la langue maternelle de la mère, puis ont continué en anglais, et enfin ont joué de manière indépendante en silence.

La mère et l’enfant portaient un bonnet qui mesurait les changements de concentration d’oxygène dans les vaisseaux sanguins du cerveau.

Ils ont constaté que la synchronisation neuronale était plus forte lors d’un jeu interactif que lorsque la mère et l’enfant jouaient indépendamment.

La synchronie était particulièrement forte dans le cortex frontal du cerveau, où se déroulent la prise de décision, la planification, le raisonnement et les émotions.

Les auteurs ont conclu que parler dans une langue seconde n’affectait pas la capacité de la mère à se synchroniser avec l’enfant pendant les heures de jeu.

Le bilinguisme affecte-t-il nos interactions ?

Bien que l’étude ait révélé que changer de langue ne modifie pas la synchronisation neuronale entre les mères et les enfants, des recherches plus larges montrent que l’utilisation d’une langue seconde façonne la façon dont les gens communiquent.

En Europe, trois personnes sur cinq peuvent soutenir une conversation dans une langue autre que leur langue maternelle, selon le dernier Données Eurobaromètre à partir de 2024, soit une augmentation de 3 points par rapport à 2012.

Enquête ont découvert que pour les adultes qui ont appris une langue seconde plus tard dans la vie, l’interaction peut différer de celle de leur langue maternelle, en particulier dans des contextes chargés émotionnellement ou exigeants sur le plan cognitif.

“Les locuteurs d’une langue seconde signalent souvent un sentiment de distance émotionnelle lorsqu’ils utilisent leur langue non maternelle, ce qui peut influencer la façon dont ils expriment leur affection, leur discipline ou leur empathie dans les interactions parent-enfant”, ont écrit les auteurs.

Ils ont conclu que les recherches futures devraient examiner les familles ayant différents niveaux de compétence linguistique, même lorsqu’un parent parle moins couramment la langue seconde ou lorsque l’enfant n’est pas bilingue depuis la naissance.

Ils ont ajouté qu’il serait également important d’analyser d’autres types d’interactions en dehors de la famille, comme celles entre enfants-enseignants ou enfants-étrangers.

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