Saturday, May 30, 2026
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Sarkozy insists on innocence in last day of appeal trial in Libya case


ParEmma De Ruiter

Publié le

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a insisté mercredi sur le fait qu’il n’avait “pas trahi la confiance du peuple français”, dans sa dernière déclaration devant la Cour d’appel de Paris, qui rejuge l’affaire suite à des allégations selon lesquelles le défunt dirigeant libyen Mouammar al-Kadhafi aurait secrètement financé sa campagne présidentielle réussie de 2007.


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“Cette affaire de financement présumé de ma campagne par la Libye a commencé par des mensonges et un complot ; elle doit se terminer dans la vérité et la transparence”, a-t-il ajouté. “Je ne pourrai jamais avouer quelque chose que je n’ai pas fait ; ce n’est pas la performance que j’ai réalisée devant vous.”

Sarkozy, 71 ans, a été condamné en septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, devenant ainsi le premier ancien président français de l’histoire moderne à être emprisonné.

Il a purgé 20 jours à la prison de La Santé à Paris avant d’être libéré en novembre sous contrôle judiciaire. Il a fait appel et les procureurs ont suivi, cherchant à rétablir les charges retenues contre lui et à lui imposer une peine plus longue de sept ans et une amende de 300 000 euros.

Le 13 mai, les procureurs ont demandé aux trois juges saisis de l’appel de déclarer Sarkozy coupable de corruption, de financement illégal de campagne et de dissimulation de détournement de fonds publics libyens, trois chefs d’accusation pour lesquels il a été acquitté lors de son premier procès.

Les procureurs ont qualifié Sarkozy d’« instigateur » de l’accord de corruption présumé, allant plus loin que lors du premier procès, où les juges l’avaient déclaré coupable uniquement pour avoir permis à ses conseillers d’approcher le régime libyen en son nom.

Le premier tribunal l’a acquitté du chef de corruption pour des raisons techniques et a jugé qu’en tant que candidat à la présidentielle, il ne disposait pas du statut d’« autorité publique » requis par la loi anti-corruption française.

L’ancien président a été confronté à de multiples affaires de corruption ces dernières années, mais le cas de la Libye a de loin le plus de poids politique et symbolique, alléguant qu’une dictature étrangère a contribué à amener un président français au pouvoir.

D’autres membres de l’entourage de Sarkozy, dont l’ancien chef de cabinet Claude Guéant, l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, l’ancien fixateur de Sarkozy Alexandre Djouhri et le trésorier de la campagne Sarkozy de 2007 Éric Woerth, font également face à des accusations dans cette affaire.

La décision de la cour d’appel a été réservée et est attendue le 30 novembre.

Sources supplémentaires • AP, AFP

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