Wednesday, April 1, 2026
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Germany’s first Omani LNG shipments arrive despite Middle East disruptions


L’Allemagne a commencé à recevoir ses premières livraisons de gaz naturel liquéfié d’Oman alors même que la guerre au Moyen-Orient étouffe les routes d’approvisionnement mondiales, mais un examen plus approfondi de la chaîne d’approvisionnement en gaz du pays suggère que Berlin pourrait être plus exposé à la crise que ne le suggèrent les chiffres officiels.


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Les expéditions, livrées dans le cadre d’un contrat de quatre ans signé en 2023 entre le producteur public de GNL d’Oman et l’importateur allemand de gaz Securing Energy for Europe (SEFE), ont commencé comme prévu ce mois-ci, a déclaré un porte-parole de SEFE au magazine German Capital.

Oman est situé de l’autre côté du détroit d’Ormuz, en face de l’Iran, et la société a déclaré que les livraisons ne sont pas affectées par le conflit en cours.

Cette nouvelle offre un rare point positif dans un paysage énergétique par ailleurs de plus en plus tendu.

Le blocus iranien du détroit a stoppé toutes les exportations de GNL du Qatar, deuxième exportateur mondial de GNL, tandis qu’une attaque iranienne contre l’installation de production de Ras Laffan au Qatar à la mi-mars a anéanti 17 % de la capacité de production de cet État du Golfe.

Le PDG de QatarEnergy, Saad al-Kaabi, a déclaré que les réparations prendraient de trois à cinq ans.

L’entreprise a depuis invoqué la force majeure sur plusieurs contrats à long terme, avec des clients en Chine, en Corée du Sud, en Italie et en Belgique parmi les personnes concernées.

La ministre de l’Economie Katherina Reiche a tenté de minimiser les risques, affirmant que l’Allemagne ne recevait pas de “quantités significatives” de GNL du Golfe et que 90 % de son gaz arrivait via des gazoducs en provenance de Norvège, des Pays-Bas et de Belgique.

L’Allemagne est-elle plus exposée que prévu ?

Ces chiffres sont techniquement exacts, mais ils masquent une image plus complexe, selon Capital.

L’année dernière, seulement 10,3 % des importations de gaz de l’Allemagne ont transité par ses quatre terminaux GNL, presque entièrement en provenance des États-Unis.

Cependant, les Pays-Bas et la Belgique, qui ont fourni ensemble 45 % des importations totales de gaz de l’Allemagne en 2025, comptent parmi les plus grands importateurs de GNL de l’UE.

Rotterdam et Zeebrugge reçoivent d’importants volumes de gaz liquéfié dans des camions-citernes, le regazéifient et le transportent vers l’Allemagne.

Le terminal belge de Zeebrugge a traité un record de 55,5 térawattheures de GNL en 2025, soit le double de son précédent record.

Les Pays-Bas ont fourni 45 % de leurs importations totales de gaz sous forme de GNL en 2024, les cargaisons américaines ne représentant que 30 %, rapporte Capital.

L’origine des molécules de gaz individuelles circulant dans les gazoducs ne pouvant être retracée, il est impossible de déterminer l’ampleur réelle de la dépendance indirecte de l’Allemagne au GNL (et son exposition indirecte à l’approvisionnement américain). Mais la direction du voyage est claire.

Les niveaux de stockage en Allemagne augmentent la pression. Les réserves se situent actuellement autour de 22 %, un niveau historiquement bas pour cette période de l’année, selon Capital.

Le marché n’est guère incité à se réapprovisionner avant l’hiver prochain, car les prix du gaz à court terme et futurs sont à peu près alignés, ce qui signifie que seuls les commerçants pariant sur un conflit prolongé injectent actuellement de l’offre.

L’Agence fédérale des réseaux a déclaré cette semaine qu’elle ne voyait aucun problème de volume et que la sécurité d’approvisionnement était garantie, notant que les garanties de prix dans les contrats de consommation protègent contre les chocs immédiats du marché.

Mais il a reconnu que la volatilité des prix pourrait persister en fonction de la durée du conflit.

Une pression européenne accrue sur les approvisionnements

Le TTF, prix de référence du gaz en Europe, a brièvement dépassé les 60 euros le mégawattheure après l’attaque de Ras Laffan (le double du niveau d’avant-guerre) avant de se stabiliser autour de 55 euros.

Le cabinet de conseil en énergie ICIS prévoit des prix de 85 €/MWh si le détroit d’Ormuz reste fermé pendant trois mois, passant à 120 € pour six mois et 150 € pour une année complète.

Le chancelier Friedrich Merz a proposé de prolonger la durée de vie des centrales électriques au charbon afin de réduire la consommation de gaz pour la production d’électricité.

Dans le même temps, Reiche a appelé les importateurs allemands à signer des contrats d’approvisionnement à long terme avec les producteurs d’Azerbaïdjan et d’Algérie.

SEFE lancera également cette semaine un nouvel appel d’offres portant sur les livraisons de GNL entre 2027 et 2036, destiné à des terminaux en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Belgique, explicitement conçus, selon l’entreprise, pour compenser les ruptures d’approvisionnement au Moyen-Orient.

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