Friday, March 27, 2026
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EU ministers weigh oil price cap and windfall tax to rein in soaring energy costs


Publié le Mis à jour

Les ministres des Finances de l’Union européenne envisagent de plafonner les prix du pétrole ou de taxer les bénéfices exceptionnels alors qu’ils réfléchissent à une réponse coordonnée à la crise. hausse des coûts de l’énergiedans un contexte de hausse des prix du gaz naturel et du pétrole alimentée par la guerre en Iran.


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Les analystes préviennent que de nouvelles hausses de prix pourraient refléter la crise énergétique de 2022.

Les responsables de l’UE insistent sur le fait que le bloc est mieux préparé qu’en 2022, lorsque l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué de graves pénuries d’énergie. Ils soulignent une plus grande production nationale d’énergie propre et des infrastructures plus solides.

Toutefois, l’incertitude reste grande en raison de la durée imprévisible du conflit. Les responsables préviennent également que « la marge de manœuvre financière de l’UE est plus limitée qu’auparavant » à mesure que les dépenses de défense ont augmenté.

Malgré les efforts visant à diversifier les approvisionnements à partir de 2022, l’Europe reste exposée aux chocs mondiaux et doit se préparer à une nouvelle volatilité, même si la situation ne correspond pas à une crise à grande échelle, ont déclaré des responsables.

S’exprimant après une réunion ministérielle à Bruxelles jeudi, le commissaire à l’Economie Valdis Dombrovskis a déclaré que « l’ampleur, la gravité et l’impact » de la guerre s’étaient intensifiés au cours des deux dernières semaines.

Il a cité la fermeture du détroit d’Ormuz et les attaques contre les infrastructures énergétiques, qui ont fait grimper le prix du brut Brent. au-dessus de 100 dollars le baril et la hausse des prix du gaz naturel.

“La question clé est la durée et l’intensité de la crise, car elles détermineront l’ampleur du choc énergétique (…) Notre espoir commun est de désamorcer et d’éviter des perturbations majeures des infrastructures énergétiques”, a déclaré le président de l’Eurogroupe, Kyriakos Mihrakakis.

Pierre Gramegna, directeur général du Mécanisme européen de stabilité, a prévenu que « même si le conflit prenait fin demain, les conséquences resteraient avec nous pendant longtemps ».

La « boîte à outils » de l’UE pour lutter contre la hausse des prix est débattue

Les ministres ont discuté d’éventuelles mesures coordonnées sur la base d’une note de la Commission européenne du 26 mars, consultée par Euronews, en présence du chef de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, qui mettait en garde contre une crise énergétique plus grave que celle des années 1970.

Alors que l’impact à long terme du conflit iranien est évalué, la Commission exhorte les États membres à accélérer la transition vers une énergie propre. L’Espagne et le Portugal sont cités en exemple en raison de leur moindre exposition à la volatilité des prix liée aux énergies renouvelables.

Selon la note, les énergies renouvelables représentaient environ 48 % du mix électrique de l’UE en 2025, contre 36 % en 2021, tirées par l’énergie éolienne et solaire. Durant la même période, la part des énergies fossiles a chuté de 34 % à 26 %.

“La transition énergétique de l’Europe est un objectif stratégique et aucune crise à court terme ne nous en détournera”, a déclaré Dombrovskis.

La Commission appelle également les États membres à réduire la demande de pétrole et de gaz, faisant écho à un avertissement de l’AIE publié le 20 mars, un jour après que les dirigeants européens ont annoncé des mesures « ciblées et temporaires » pour réduire les prix de l’énergie.

Bruxelles a souligné que de telles mesures doivent rester à court terme et abordables pour éviter des tensions budgétaires à long terme.

La note recommande également un soutien ciblé aux ménages et aux entreprises les plus touchés, plutôt que des subventions généralisées qui risquent de fausser les marchés et de mettre à rude épreuve les finances publiques.

Pour éviter la répétition des réponses nationales fragmentées observées lors des crises précédentes, la Commission fait pression en faveur d’une coordination au niveau de l’UE, financée par des outils existants tels que les revenus du marché du carbone ou des taxes exceptionnelles plutôt que par de nouveaux prêts.

Dans les semaines à venir, le La Commission devrait proposer des taux d’imposition plus faibles sur l’électricité et des mesures visant à garantir qu’elle soit moins taxée que les combustibles fossiles. Il présentera également les plans visant à moderniser le marché du carbone de l’UE, notamment la mise à jour des critères d’allocation gratuite et une réserve de stabilité du marché plus forte pour limiter la volatilité des prix.

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