Wednesday, March 4, 2026
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One in five Europeans sees the US as a ‘threat’: Is public opinion turning to China?


ParAlessio Dell’Anna&vidéo de Léo Arnoux

Publié le

Les États-Unis ont commencé l’année 2026 avec feu et fureur. Depuis le renversement du président Nicolas Maduro au Venezuela en janvier jusqu’au conflit ouvert d’aujourd’hui avec l’Iran, qui a déjà fait plusieurs victimes très médiatisées, dont l’ayatollah Ali Khamenei.


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L’Europe semble secouée par les derniers événements. Selon un nouveau Enquête YouTrend, La confiance aux États-Unis est au plus bas.

Environ 20 % des personnes interrogées au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne et en Pologne considèrent désormais Washington comme une « menace majeure », une proportion plus élevée que celles qui ont dit la même chose à propos de la Corée du Nord.

Au-delà des récentes opérations militaires, ce jugement pourrait également découler du flux constant de critiques que l’administration Trump adresse à l’Europe depuis son entrée en fonction.

Par exemple, les affirmations selon lesquelles l’UE a été créée pour « foutre l’Amérique », ou que les Européens ne paient pas assez pour l’OTAN, ou encore les avertissements de « suicide civilisationnel ». Sans parler de la guerre tarifaire ou des tentatives de conquête du Groenland.

La façon dont chaque pays a réagi à l’égard des États-Unis reflète étroitement les réactions de ses dirigeants politiques face à la récente crise géopolitique.

L’Espagne, par exemple, dont les personnes interrogées sont les plus préoccupées par les États-Unis (31 %), est également le seul pays de l’UE à condamner ouvertement l’attaque contre l’Iran, le Premier ministre Pedro Sánchez la qualifiant d’« intervention militaire dangereuse et injustifiée ».

Trump pousse-t-il par inadvertance les Européens dans les bras de la Chine ?

L’enquête souligne également un changement subtil.

Les Européens semblent se rapprocher du principal rival mondial de Washington, la Chine.

Non seulement Pékin se classe au dernier rang des grandes puissances considérées comme dangereuses, mais sur une liste plus large de 19 menaces potentielles (y compris la corruption, la cybersécurité, les guerres climatiques et nucléaires), presque personne (2,8 %) n’a choisi la politique étrangère de la Chine comme une préoccupation majeure.

Hier, le pays fermement condamné l’assassinat d’Ali Khamenei par les États-Unis, le définissant comme « une grave violation de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran » et contraire aux principes de l’ONU.

En revanche, la politique étrangère de Washington arrive en deuxième position (21,5 %).

Relations entre les États-Unis et l’Europe : point de non-retour ou crise passagère ?

Quoi qu’il en soit, la grande majorité des habitants des pays étudiés considère la crise actuelle dans les relations entre les États-Unis et l’Europe davantage comme une rupture temporaire que comme un divorce.

Des majorités de personnes interrogées en France, en Espagne, en Pologne, en Italie et au Royaume-Uni pensent qu’une fois que Donald Trump ne sera plus président, la politique étrangère américaine et son attitude à l’égard de l’Europe s’assoupliront, l’Espagne étant le pays le plus optimiste (55 %).

L’Allemagne est cependant beaucoup plus sceptique que tout autre pays quant à une normalisation des relations post-Trump : 47 % pensent que le fossé a atteint un point de non-retour.

La migration est perçue comme le principal problème à résoudre dans toute l’Europe

Avec une moyenne de 31%, la migration apparaît comme la principale préoccupation dans tous les pays interrogés, notamment en Grande-Bretagne (40%) et en Espagne (34%).

La seule exception en matière de migration est la Pologne, où les personnes interrogées choisissent massivement une éventuelle agression russe comme principal danger (42 %), ainsi que le conflit armé en général (30 %).

Dans le même temps, les Italiens se distinguent une fois de plus par leur opinion relativement plus modérée à l’égard de la Russie, avec les pourcentages les plus faibles parmi ceux qui voient Moscou comme une menace majeure (39%) et ceux qui craignent une nouvelle agression militaire en Europe (11%).

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