Monday, March 2, 2026
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Europe’s ‘loud killer’: Which countries suffer most from noise pollution?


C’est l’une des menaces les plus difficiles à échapper.


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Vous vous retrouvez dans la rue. Il filtre l’air. Parfois, il se faufile chez vous.

Le bruit excessif met l’Europe sous pression. Environ 112 millions de personnes sont menacées, soit environ 20 % de la population du continent.

« Excessif » fait référence à des niveaux sonores moyens annuels supérieurs à 55 décibels pendant la période jour-soirée-nuit, et supérieurs à 50 décibels pendant la nuit.

Les conséquences peuvent être graves. Selon le Agence européenne pour l’environnement(AEE) L’exposition prolongée au bruit des transports est liée à environ 66 000 décès prématurés chaque année en Europe, ainsi qu’à 50 000 nouveaux cas de maladies cardiovasculaires et 22 000 cas de diabète de type 2.

Le nombre de victimes parmi les enfants n’est pas moins alarmant. Rien qu’en 2021, l’exposition au bruit des transports a contribué à plus de 560 000 cas de problèmes de compréhension en lecture, 63 000 problèmes de comportement et 272 000 cas d’obésité infantile.

Voitures, trains, avions : là où le bruit affecte le plus

La circulation routière (y compris les voitures, les vélos et les camionnettes) constitue le principal danger, affectant 92 millions de personnes.

Les chemins de fer sont la deuxième source de bruit excessif, affectant 18 millions d’habitants, suivis par le bruit des avions, qui en touche 2,6 millions.

Les Français sont globalement les plus touchés, avec plus de 20 millions d’habitants exposés au bruit de la rue au-dessus du seuil de 55 décibels.

La Corse, ainsi que la plupart des régions frontalières avec l’Italie dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes, affichent des taux parmi les plus mauvais de France.

L’Italie voisine a un gros problème avec les chemins de fer. Environ 5,3 millions de personnes sont exposées au bruit excessif des trains, le nombre le plus élevé d’Europe.

Pendant ce temps, l’Allemagne doit compter sur les avions, ce qui touche près d’un million de personnes.

En pourcentage : où est-il plus calme pour dormir la nuit ?

Mis à part les micro-États, la France est en tête d’Europe en matière de nuisance sonore, avec 36 % de citoyens gênés par des sons supérieurs au seuil de sécurité, bien devant des voisins de taille similaire comme l’Italie et l’Espagne (respectivement 25 %) et l’Allemagne (26 %).

Si l’on considère tous les pays, le Luxembourg (62 %) et Chypre (58 %) arrivent en tête du classement du bruit.

En revanche, les régions les plus calmes d’Europe sont la Slovaquie, le Portugal et l’Estonie, suivis par la Grèce.

La paix nocturne est la plus forte en Estonie, où seulement 3 % de la population est touchée par des volumes dangereux.

Et rechercher le silence n’est pas aussi facile qu’il y paraît, puisque seulement 34 % de la population a accès à des espaces verts et calmes à moins de 400 mètres à pied de son domicile, précise l’agence.

Faune marine et terrestre également menacée

Au-delà de la santé humaine, des niveaux élevés de pollution sonore peuvent également nuire à l’environnement naturel.

Le rapport de l’AEE indique qu’au moins 29 % des zones protégées du réseau Natura 2000 sont affectées par des niveaux de bruit qui pourraient être nocifs pour la faune, y compris les habitats marins.

Certaines parties de la Manche, le détroit de Gibraltar, des pans de la mer Adriatique, le détroit des Dardanelles et certaines régions de la Baltique ont été classées comme les zones marines les plus exposées au bruit sous-marin en Europe.

Quels progrès ont été réalisés pour réduire la pollution sonore ?

“Les progrès dans la réduction du nombre de personnes exposées à des niveaux de bruit nocifs ont été lents”, déclare l’AEE.

Le plan d’action de l’UE de 2021 « Vers zéro pollution de l’air, de l’eau et des sols » visait à réduire de 30 % le nombre de personnes chroniquement perturbées par le bruit des transports d’ici 2030 (par rapport aux niveaux de 2017).

En fait, les estimations montrent qu’entre 2017 et 2022, le nombre de personnes gênées par le bruit des transports dans l’UE n’a diminué que de 3 %.

L’AEE affirme que pour se rapprocher de l’objectif, les pays devraient donner la priorité aux mesures préliminaires réduisant le bruit à la source pour le plus grand nombre de personnes.

Par exemple, réglementer les émissions sonores des véhicules routiers, y compris l’interaction avec la chaussée, et réduire les limites de vitesse des véhicules dans les zones urbaines.

Quant aux trains, l’agence recommande un meulage et un entretien réguliers des rails pour lisser les voies. Pour les avions, il suggère d’optimiser les schémas d’atterrissage et de décollage pour éviter les zones peuplées, ainsi que de promouvoir l’utilisation d’avions plus silencieux.

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