Monday, March 2, 2026
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ArcelorMittal invests €1.3 billion to produce ‘green steel’ at its Dunkirk plant


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ArcelorMittal a annoncé en mai 2024 son intention d’investir dans un four à arc électrique dans son usine de Dunkerque et a formellement confirmé cet investissement le 10 février 2026. Le président français Emmanuel Macron, le commissaire européen Stéphane Séjourné et plusieurs ministres étaient présents à l’annonce, ce qui représente un investissement total prévu de 1,3 milliard d’euros.

L’entreprise précise que le projet permettra la construction d’un four à arc électrique d’une capacité de deux millions de tonnes par an, qui entrera en service en 2029. L’objectif est de produire de l’acier sans carbone, dont la combustion génère d’importantes émissions de CO₂ et contribue au réchauffement climatique.

L’investissement dans le four à arc électrique s’inscrit dans une stratégie élaborée par l’entreprise pour faire passer plusieurs aciéries européennes du Groupe du charbon à l’hydrogène. Le site de Dunkerque est une source de pollution majeure, représentant environ 15 % des émissions de CO₂ de l’industrie française.

Jusqu’à 50 % de l’investissement sera financé par le biais du programme de certificats d’économie d’énergie (CEE), un mécanisme réglementé par le gouvernement qui oblige les fournisseurs d’énergie à soutenir des projets visant à réduire la consommation d’énergie.

Investissement retardé

Cependant, ArcelorMittal a longtemps hésité à formaliser sa promesse d’investissement. Lors de sa première annonce en mai 2024, le sidérurgiste avait déclaré que la confirmation viendrait « après l’été ».

Cette confirmation est finalement arrivée plus d’un an et demi plus tard. En novembre 2024, l’entreprise a justifié ce retard en affirmant qu’elle attendait « des mesures supplémentaires pour protéger l’acier européen avant de s’engager dans un quelconque investissement ».

Certaines de ces mesures se sont concrétisées depuis, notamment lorsque le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACB) est entré dans sa phase finale le 1er janvier 2026.

“La décision de construire un four à arc électrique chez ArcelorMittal Dunkerque, afin de produire à grande échelle de l’acier à faible teneur en carbone pour nos clients, a été rendue possible par les conditions actuellement en place pour faire de ce projet une réalité”, a déclaré Geert van Poelvoorde, PDG d’ArcelorMittal Europe, dans un communiqué. “Le nouveau contingent tarifaire contribuera à endiguer le flux d’importations déloyales vers l’UE, tandis que le MACF est déjà opérationnel pour créer des conditions de concurrence plus équitables pour les producteurs européens.”

Le CBAM, réclamé depuis longtemps par les sidérurgistes européens, vise à soumettre les marchandises importées sur le territoire douanier de l’UE à un prix du carbone équivalent à celui auquel sont confrontés les fabricants européens.

Soutien du gouvernement français

Le projet a également reçu le soutien du gouvernement français. En 2023, ArcelorMittal a reçu la confirmation de 850 millions d’euros de subventions pour aider à décarboner ses usines de Dunkerque et Fos-sur-Mer.

Un deuxième étage qu’Emmanuel Macron n’a pas oublié. Lors de sa visite à Dunkerque, le président français a demandé au groupe de “regardez l’aventure jusqu’au bout” et “Construisez le deuxième four, continuez avec l’hydrogène”, en plus de donner “un avenir pour Fos-sur-Mer”l’autre centre français important d’ArcelorMittal.

La signature formelle de l’investissement de 1,3 milliard d’euros semble avoir assuré le président français que le premier sidérurgiste français, et le plus grand d’Europe, a l’intention de rester dans le pays.

Cette tranquillité n’est pas partagée par tout le monde. Gaétan Lecocq, délégué syndical CGT de Dunkerque, a déclaré “attendre du concret” et “une date ferme” pour la construction du four électrique. Lorsqu’ArcelorMittal a annoncé cet investissement en 2024, il a également confirmé qu’il poursuivrait son projet de suppression de 638 emplois en France.

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