Friday, July 17, 2026
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EU Court of Justice clears way for Puigdemont amnesty as it backs Spain


La Cour de justice de l’UE (CJUE) a largement soutenu la loi d’amnistie espagnole en ce qui concerne le droit de l’UE, une décision qui a un impact direct sur le dossier de Carles Puigdemont, qui attend toujours une décision de la Cour suprême.


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Les juges luxembourgeois considèrent que la législation n’est pas contraire aux intérêts financiers de l’Union européenne ni à la directive européenne sur le terrorisme**.**

En réponse à deux demandes différentes envoyée par la Cour des Comptes d’Espagne et le Tribunal National sur une décision préjudicielle, cette dernière liée à l’affaire dans laquelle Puigdemont fait l’objet d’une enquête pour terrorisme, Les juges luxembourgeois ont confirmé l’avis (source en espagnol) déjà présenté par le Directeur Juridique de l’institution en novembre dernier.

Même si la loi a été approuvée dans des circonstances très particulièresComme condition imposée par ERC et Junts pour soutenir l’investiture de Pedro Sánchez, et sans consulter les tribunaux européens, l’avocat Dean Spielmann avait déjà donné son feu vert à l’époque au texte, arguant qu’il avait été approuvé “dans un véritable contexte de réconciliation politique et sociale” et excluant qu’il s’agisse d’une “auto-amnistie”.

La CJUE ne se prononcera toutefois pas sur l’application spécifique de l’amnistie à Puigdemont ni sur le maintien ou non de l’ordre d’arrêt interne. Cette décision correspond aux tribunaux espagnols.qui doit interpréter et appliquer la décision européenne dans les affaires qui restent ouvertes.

Puigdemont peut-il retourner en Espagne maintenant ?

Pas immédiatement. Le soutien de la CJUE à la loi d’amnistie (PDF) ne lève pas à lui seul le mandat d’arrêt lancé contre Puigdemont depuis près de neuf ans. Cette ordonnance est entre les mains de la Cour suprêmequi a jusqu’à présent refusé de lui accorder l’amnistie, alléguant qu’un enrichissement personnel s’est produit avec le détournement des fonds destinés au référendum du 1er octobre.

La Cour constitutionnelle a le dernier motqui examine le recours en protection constitutionnelle de l’ancien président, mais ne se prononcera sur la question qu’en octobre, une fois passées les vacances judiciaires d’été. Seulement si la Cour constitutionnelle donne raison à Puigdemont et ordonne à la Cour suprême de retirer l’ordonnance s’il peut mettre les pieds en Espagne sans risquer d’être arrêté.

L’origine d’une loi qui a paralysé deux tribunaux

Le Congrès a approuvé la loi d’amnistie en novembre 2023, comme condition fixée par Junts et ERC pour soutenir Pedro Sánchez après des élections qui n’ont pas donné une majorité claire. La loi élimine les délits liés aux procès catalans, au référendum illégal du 1er octobre 2017, à la déclaration unilatérale d’indépendance et aux détournements de fonds publics liés à ces événements, même si elle exclut l’enrichissement personnel. et actes de terrorisme qui ont mis des vies en danger ou l’intégrité physique.

Le Parti Populaire a contesté l’ensemble de la loi devant la Cour Constitutionnellequi l’a confirmé le 26 juin 2025 par six voix contre quatre, la majorité progressiste de Cándido Conde-Pumpido rejetant l’argument selon lequel il s’agissait d’une « auto-amnistie ».

Mais ce soutien n’a pas mis fin au différend : La Cour suprême, avec Pablo Llarena comme juge d’instruction dans l’affaire ‘procés’Depuis, il refuse d’appliquer la loi à Puigdemont, arguant qu’il y avait un enrichissement personnel dans le détournement des fonds destinés aux élections du 1er octobre. une interprétation que la Chambre d’appel de la Cour suprême confirmé en avril 2025.

C’était cet affrontement entre les tribunaux espagnols ce qui a amené l’affaire au Luxembourg. La Cour des comptes a demandé à la CJUE si l’élimination de la responsabilité comptable en raison des événements du 1er octobre 2017 affectait les intérêts financiers de l’UE. et le Tribunal National a demandé si l’amnistie pouvait être appliquée aux Comités de Défense de la République, dont les membres font l’objet d’une enquête pour terrorisme.

Spielmann a répondu « non » aux deux questions en novembre, ouvrant ainsi la voie à la décision de jeudi. Puigdemont reste au centre du dossierrésident en Belgique depuis octobre 2017, à l’exception de la brève apparition à Barcelone en août 2024.

Désormais, L’arrêt de la CJUE fera partie des arguments que la Cour suprême et la Cour constitutionnelle doivent peser dans les procédures en cours liées à l’amnistie.

La décision européenne renforce la position de ceux qui défendent la constitutionnalité de la loi et sa compatibilité avec le droit de l’UE, même si cela ne résout pas à lui seul le problème juridique de Puigdemont.

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